Une étude récente suggère qu’une faible dose d’interleukine-2 (IL-2) associée au riluzole pourrait offrir un bénéfice chez certains patients atteints de sclérose latérale amyotrophique (SLA) à un stade précoce, bien que l’effet sur la mortalité globale ne soit pas statistiquement significatif.
L’essai MIROCALS, mené par Gilbert Bensimon et ses collaborateurs, n’a pas démontré de réduction notable de la mortalité lorsque l’IL-2 était ajoutée au traitement standard chez des patients atteints de SLA précoces. Cependant, une analyse plus poussée a révélé un potentiel thérapeutique chez un sous-groupe spécifique de patients. Chez ceux présentant de faibles niveaux de chaîne lourde de neurofilaments phosphorylés dans le liquide céphalo-rachidien (CSF-pNFH), l’ajout d’IL-2 a entraîné une augmentation significative des cellules T régulatrices (Tregs). De plus, après ajustement des covariables, une réduction de la mortalité a été observée dans ce même sous-groupe, ouvrant la voie à de futures recherches ciblées.