Publié le 2025-10-28 22:00:00. Le gouvernement bulgare a dévoilé son projet de budget pour 2026, marqué par une augmentation significative des cotisations de retraite et du revenu d’assurance maximal, tout en maintenant le gel des allocations de maternité et de chômage.
- 2 352 euros : le nouveau revenu d’assurance maximal envisagé pour le projet de budget de la SARL en 2026.
- Stabilité confirmée : la contribution santé et les honoraires médicaux ne subiront pas d’augmentation.
- Pension minimum revalorisée : à partir du 1er juillet, le montant minimal atteindra 346,87 euros, suivant la règle suisse.
Le projet de budget de l’assurance sociale d’État pour 2026 prévoit une hausse notable des cotisations de retraite, qui impactera près de 3 millions de travailleurs bulgares. À partir du début de l’année prochaine, la contribution au fonds « Pensions » devrait augmenter de 2 %, puis d’un point supplémentaire en 2028. Cette mesure s’accompagne d’une revalorisation du revenu d’assurance maximal, passant de 4 130 leva (environ 2 112 euros) à 2 352 euros. Ces ajustements entraîneront une augmentation des cotisations à l’Institution nationale d’assurance sociale (NOI) pouvant atteindre 82 euros mensuels pour les salariés les plus aisés, qui s’acquitteraient alors de 395,14 euros par mois.
Parallèlement, le gouvernement propose un salaire minimum de 605 euros, un chiffre inférieur aux prévisions initiales, une décision dont les modalités de calcul restent floues. Le salaire minimum légal est normalement indexé selon une formule prévue par le Code du travail, et s’élevait à 620,20 euros cette année. L’estimation de 620,20 euros avait été discutée lors d’une réunion tripartite mais n’a jamais été soumise au vote du Conseil des ministres, alimentant des rumeurs sur des intentions différentes du gouvernement. Le ministre des Affaires sociales, Borislav Gutsanov, a admis que le montant pourrait être inférieur, sans toutefois préciser l’ampleur de la réduction.
Les cotisations de retraite subiront une augmentation : pour les personnes nées après 1959, le taux passera de 14,8 % à 16,8 %, tandis que pour celles nées avant le 1er janvier 1960, il augmentera de 19,8 % à 21,8 %. Concrètement, avec un salaire minimum de 1 077 leva, la contribution patronale au fonds « Pensions » s’élèvera à 88,53 leva et celle du salarié à 70,87 leva, pour un total de 159,40 leva, soit une hausse de 12,10 euros. Au niveau du revenu d’assurance maximal, les cotisations au fonds « Pensions » atteindront un total de 313 euros, marquant une augmentation prévue de 82,14 euros. Ces mesures devraient permettre à l’État de collecter 1,12 milliard d’euros supplémentaires, portant le budget total alloué aux retraites à 13,41 milliards d’euros.
À partir du 1er juillet prochain, la pension minimale sera portée à 346,87 euros (contre 322,37 euros actuellement). Toutes les pensions bénéficieront d’une revalorisation annuelle selon la « règle suisse », oscillant entre 7 et 8 %, applicable aussi bien à la pension minimale qu’à la pension sociale. La pension maximale, quant à elle, restera inchangée à 1 738,40 euros (3 400 leva) pour l’année à venir. La pension moyenne devrait quant à elle atteindre 541,20 euros. Environ 7 000 nouveaux retraités sont attendus en 2026, portant le nombre total de bénéficiaires à près de 2 066 700, une tendance à la hausse amorcée en 2023.
Le seuil minimum de 605 euros servira également de base pour les travailleurs indépendants et les producteurs de tabac. Le revenu d’assurance maximal devrait continuer sa progression, atteignant 2 505 euros en 2027 et 2 650 euros en 2028. Les dépenses totales prévues pour les prestations en espèces et les allocations s’élèvent à 1,709 milliard d’euros en 2026, soit une hausse de 8,8 % par rapport à l’année en cours. Néanmoins, le gouvernement entend geler toutes les autres prestations sociales.
Le montant journalier minimum et maximum des allocations de chômage reste inchangé, à 9,21 euros et 54,78 euros respectivement, avec une enveloppe dédiée de 331,9 millions d’euros. Près de 67 000 Bulgares bénéficieront mensuellement d’allocations d’un montant moyen de 412,63 euros. La durée du versement des indemnités de maternité et d’accouchement est maintenue à 410 jours. Cependant, le montant de ces indemnités reste fixé à 780 leva (398,81 euros) pour une année supplémentaire. Près de 443,3 millions d’euros sont alloués à ce poste, couvrant environ 9,6 millions de jours d’indemnisation, à un taux moyen de 45,77 euros par jour. 165,3 millions d’euros supplémentaires sont prévus pour les mères prenant en charge leur enfant jusqu’à l’âge de 2 ans. Les pères bénéficiant de l’allocation pour l’éducation d’un enfant jusqu’à 8 ans conserveront également le même montant de 398,81 euros.
Les deux premiers jours d’arrêt maladie demeurent à la charge de l’employeur, l’État prenant en charge à partir du troisième jour. Les prestations pour incapacité temporaire de travail (maladie générale, soins familiaux, quarantaine) représentent un budget de 736,5 millions d’euros, couvrant plus de 20 millions de jours, avec un montant moyen journalier de 36,19 euros pour les malades. L’indemnité forfaitaire en cas de décès d’un assuré est également conservée à 276,10 euros.
Le budget global des assurances sociales d’État pour 2026 s’élève à 15,24 milliards d’euros. Malgré les augmentations des cotisations retraite et du revenu d’assurance maximal, un déficit de 6 milliards d’euros devra être comblé par le budget de l’État. Le Conseil de surveillance de la NOI discutera prochainement des paramètres de ce budget.
Le projet de budget de la Caisse nationale d’assurance maladie (NHIF) pour l’année prochaine atteindra un peu plus de 5 milliards d’euros (10,323 milliards de leva), soit une augmentation de 848 000 leva par rapport à 2025. La contribution santé reste fixée à 8 %, et aucun ajustement n’est prévu pour les tarifs des consultations médicales. Le budget de la NHIF ne prévoit pas de financement pour une revalorisation des salaires des médecins spécialistes et du personnel de santé en grève. Le Parlement a rejeté des propositions visant à augmenter leur rémunération, le parti au pouvoir ayant promis des fonds supplémentaires via le budget du Trésor pour 2026, dont la pleine application reste cependant incertaine.
Une somme de 98,71 millions d’euros est réservée aux médicaments et vaccins. Le cadre financier global de l’État pour 2026 n’a pas encore été officiellement annoncé, mais selon Kostadin Anguelov du parti GERB, le projet de budget sera soumis dans les délais légaux, soit avant la fin octobre.