Publié le 6 novembre 2025 à 14h44. Les forces russes revendiquent des avancées significatives à Pokrovsk, dans l’est de l’Ukraine, tandis que Kiev intensifie ses frappes contre des infrastructures stratégiques russes, ciblant notamment une centrale électrique majeure.
- La Russie annonce des progrès à Pokrovsk, menant des combats de rue pour encercler la ville.
- L’Ukraine aurait ciblé la troisième plus grande centrale électrique de Russie, provoquant un incendie.
- Des forces d’élite ukrainiennes publient des images d’une attaque réussie contre une base de drones russe.
La ville de Pokrovsk, considérée par Moscou comme une « porte d’entrée vers Donetsk », fait l’objet d’intenses combats. Selon le ministère russe de la Défense, les troupes russes progressent et tentent d’encercler des unités ukrainiennes dans cette zone stratégique. Une prise complète de Pokrovsk ouvrirait la voie à une offensive plus au nord, vers Kramatorsk et Sloviansk, deux villes majeures toujours sous contrôle ukrainien dans la région de Donetsk.
Dans le même temps, l’Ukraine a mené des opérations d’envergure contre des cibles énergétiques et militaires russes. Des frappes de drones auraient touché la troisième plus grande centrale électrique de Russie, celle de Kostroma, provoquant un incendie, selon des médias russes. L’attaque, qui a eu lieu dans la nuit, n’aurait pas fait de blessés. Parallèlement, l’unité d’élite ukrainienne SSO (Forces d’opérations spéciales) a diffusé des images d’une attaque contre une base de drones russes près de l’aéroport de Donetsk, affirmant que « 90 % des drones » avaient atteint leur cible.
L’armée ukrainienne a également visé une raffinerie de pétrole dans la ville de Volgograd, dans le sud de la Russie. Le maire de la ville a confirmé un incendie dans la zone industrielle. Le ministère russe de la Défense a rapporté avoir déjoué 75 attaques de drones ukrainiens durant la nuit, dont 49 visant la région de Volgograd. Des dépôts de carburant en Crimée auraient également été ciblés.
Ces actions militaires s’inscrivent dans un contexte de tensions accrues. La Pologne, se sentant de plus en plus menacée par la Russie, a lancé un programme de formation militaire de masse visant à entraîner 400 000 citoyens dans l’année à venir. Le ministre polonais de la Défense a qualifié la période actuelle de « plus dangereuse depuis la Seconde Guerre mondiale », évoquant la guerre en Ukraine, des actes de sabotage en mer Baltique et des combats dans le cyberespace.
Sur le front diplomatique, le président russe Vladimir Poutine a réagi à la récente annonce de Donald Trump concernant la reprise des essais d’armes nucléaires. Poutine a qualifié cette initiative de « grave » et a ordonné aux hauts responsables militaires russes de préparer des propositions pour des tests similaires si d’autres pays s’y engageaient. La Russie affirme pour l’heure respecter ses obligations actuelles en matière d’essais nucléaires, mais promet de « réagir en conséquence » en cas d’essais par d’autres nations.
Poutine a également abordé la « guerre de l’information » menée contre la Russie, dénonçant les tentatives de « décolonisation » qui viseraient, selon lui, à désintégrer la Fédération de Russie. Il a fustigé une « idéologie de russophobie agressive » dirigée contre les peuples du pays.
Par ailleurs, les pertes russes dans le conflit en Ukraine continuent d’être élevées. Selon l’état-major général ukrainien, la Russie aurait perdu 1 170 soldats le mercredi 5 novembre, portant le total des pertes à plus de 1 147 740 soldats depuis le début de la guerre.
