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Telefónica : quitter le Venezuela est une décision stratégique issue du plan de 2019 et désormais ratifiée

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Publié le 2025-11-05 22:37:00. Le géant espagnol des télécommunications Telefónica a officialisé son retrait d’Amérique latine, touchant le Mexique, le Chili et le Venezuela, dans le cadre d’une réorganisation stratégique axée sur ses marchés clés. Cette décision intervient alors que l’entreprise a dévoilé des résultats financiers en baisse et que son titre a connu une forte chute à la Bourse espagnole.

  • Telefónica se désengage du Mexique, du Chili et du Venezuela.
  • Le nouveau plan stratégique de l’entreprise privilégie l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Brésil.
  • Des cessions d’actifs en Amérique latine ont déjà impacté les résultats financiers de l’entreprise.

La nouvelle stratégie de Telefónica, présentée par son président Marc Murtra, marque une réorientation géographique significative. L’entreprise a annoncé son intention de quitter plusieurs marchés latino-américains, dont le Mexique, le Chili et le Venezuela. Cette décision s’inscrit dans le cadre du plan stratégique 2026-2029, dont les détails ont été dévoilés ce mardi 4 novembre. Le retrait du Venezuela est présenté comme une pure décision stratégique, détachée des considérations politiques, Telefónica affirmant ne pas être un acteur politique et ne pas émettre d’opinions à ce sujet.

Le départ de ces trois pays d’Amérique latine fait suite à une série de désinvestissements déjà réalisés par Telefónica dans la région. Au cours du premier semestre, l’entreprise avait cédé ses actifs en Argentine et au Pérou, et a finalisé les ventes en Uruguay et en Équateur les 7 et 30 octobre derniers. Ces opérations ont eu un impact notable sur ses résultats financiers, qui affichent une perte de 1 080 millions d’euros jusqu’en septembre, contrastant avec un gain de 954 millions sur la même période l’année précédente. Les revenus de l’unité Hispam (qui regroupait le Chili, la Colombie, l’Équateur, le Mexique, l’Uruguay et le Venezuela) ont diminué de 11,3 % pour atteindre 3 152 millions d’euros (environ 3 632 millions de dollars américains) sur les neuf premiers mois de 2025.

Alors que le retrait du Mexique, du Chili et du Venezuela est acté, Telefónica n’a pas précisé d’horizon temporel pour ces désengagements, afin de ne pas compromettre les négociations avec de potentiels acquéreurs. La Colombie est également mentionnée, avec un compromis de vente soumis à des conditions de clôture.

Au Venezuela, où l’entreprise opère sous la marque Movistar, la nouvelle a suscité une absence de commentaire de la part du service de communication de Telefónica. Cette position contraste avec les déclarations passées du président de Telefónica Venezuela, José Luis Rodríguez Zarco, qui avait nié à plusieurs reprises un possible retrait et évoquait même des projets de croissance. Récemment, Movistar avait acquis un bloc de fréquences pour le déploiement de la 4G et de la 5G lors d’une enchère organisée par Conatel. L’entreprise avait alors exprimé sa satisfaction quant à cette acquisition, soulignant son importance pour le déploiement de réseaux de nouvelle génération et la contribution au processus de numérisation du pays. Movistar se positionne comme un acteur majeur sur le marché vénézuélien des télécommunications, jouissant d’une large couverture et d’une image de marque forte.

La nouvelle orientation stratégique de Telefónica la concentrera désormais sur quatre marchés principaux : l’Espagne, le Royaume-Uni, l’Allemagne et le Brésil. Cette décision intervient dans un contexte boursier difficile, où le titre de l’entreprise a enregistré sa plus forte baisse sur l’Ibex 35, principal indice de la bourse espagnole, au cours des cinq dernières années.

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