Publié le 26 octobre 2025. Alors que le prix de l’essence devrait légèrement augmenter, celui du diesel devrait connaître une légère baisse ce nouveau week-end. Ces variations interviennent alors que le gouvernement s’apprête à supprimer progressivement la réduction fiscale sur les carburants, une mesure dont les répercussions sur le portefeuille des automobilistes font débat.
- Le gasoil devrait coûter deux centimes de moins, tandis que l’essence de base 95 subirait une hausse de deux centimes.
- La suppression progressive de la réduction de la Taxe sur les Produits Pétroliers et Énergétiques (ISP) est confirmée pour 2026.
- La fin de cette remise, couplée à une mise à jour de la taxe carbone, pourrait générer plus d’un milliard d’euros de recettes fiscales supplémentaires pour l’État.
Les prévisions de l’Automóvel Club de Portugal (ACP), communiquées vendredi, anticipent une tendance contrastée pour les carburants ce dimanche. Si les projections se confirment, le prix moyen du litre de diesel simple s’établirait à 1,543 euro, tandis que celui de l’essence simple 95 descendrait à 1,675 euro. Ces estimations reposent sur l’hypothèse du maintien des mesures fiscales exceptionnelles mises en place par le gouvernement pour amortir la hausse des prix.
Dans ce contexte, le ministre des Finances, Joaquim Miranda Sarmento, a tenu à rassurer quant à la fin de la réduction fiscale sur les carburants, annoncée pour 2026. Il a garanti que cette suppression se ferait « le plus progressivement possible » afin de limiter l’impact sur le prix à la pompe. Cette mesure, justifiée par l’évolution du coût du pétrole depuis 2022, est une exigence de la Commission européenne qui considère cette remise comme temporaire.
Le ministre a rappelé que la réduction fiscale avait été introduite en 2022, lorsque le baril de pétrole atteignait des sommets (120-130 dollars), alors qu’il se négocie aujourd’hui autour de 60 dollars. Interrogé par un député sur le rythme de cette suppression, Joaquim Miranda Sarmento a réaffirmé sa volonté de ne pas pénaliser outre mesure les consommateurs, en cherchant à « protéger le prix du carburant à la pompe ». Il a également souligné qu’à l’exception de l’Espagne, le Portugal ne se situait pas dans le peloton de tête des pays de la zone euro où les carburants sont les plus chers, une situation due notamment à une charge fiscale plus élevée.
Parallèlement, le Conseil des Finances Publiques (CFP) a estimé que la suppression de la remise actuelle sur les ISP et la mise à jour de la taxe carbone permettraient à l’État d’engranger des recettes supplémentaires de 1,132 milliard d’euros. Selon le CFP, l’augmentation directe des recettes attendue par la suppression de la remise sur les ISP au 1er janvier 2026 pourrait s’élever à 873 millions d’euros. À cela s’ajouteraient 47 millions d’euros issus de la mise à jour de la taxe carbone, ainsi que 212 millions d’euros de TVA supplémentaire résultant de cette augmentation du prix des carburants.
Le débat sur la fiscalité des carburants reste ainsi animé, entre les besoins budgétaires de l’État et la préoccupation constante pour le pouvoir d’achat des ménages.