Le commandant des pompiers de Crans-Montana, David Vocat, a passé plus de dix heures à être interrogé par les autorités dans le cadre de l’enquête sur l’incendie mortel du Constellation. Sa présence lors d’une inspection du bâtiment en 2018, où il n’avait soulevé aucune objection concernant l’isolation inflammable, est au cœur des interrogations.
David Vocat a été entendu à partir de 8h30 lundi matin et n’a quitté le commissariat que tard dans la nuit. Devant la presse et la télévision suisse, il a décrit cette période comme « extrêmement fatiguante » et a exprimé son souhait que l’affaire trouve rapidement une issue. Il apparaissait visiblement secoué et épuisé, selon les témoignages.
L’attention des enquêteurs se porte sur le fait que M. Vocat était présent lors d’une inspection technique en 2018. À cette occasion, il n’avait formulé aucune remarque critique concernant l’isolation du plafond du sous-sol, un matériau qui a ensuite été identifié comme ayant contribué à la propagation rapide et meurtrière des flammes.
Le commandant Vocat a expliqué que sa mission lors de cette inspection consistait uniquement à évaluer l’accessibilité des lieux pour les équipes de secours en cas d’incendie. Il a précisé qu’il ne s’agissait pas d’une vérification de la conformité technique du bâtiment. Son rôle, a-t-il insisté, se limitait à évaluer les voies d’accès pour les véhicules et n’incluait pas l’analyse des composants de la construction.
« Si mon expertise avait été sollicitée pour évaluer ces aspects, j’aurais signalé toute anomalie », a-t-il déclaré. « Mon domaine de compétence porte sur des sujets tels que la mobilité électrique ou le photovoltaïque, des risques concrets pour les acteurs, mais pas sur la réaction au feu des matériaux de revêtement intérieur. »