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Crise cardiaque, voici le nouveau test qui permet de prédire les récidives

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Publié le 26 février 2026 à 08h00. Des chercheurs italiens ont identifié un biomarqueur sanguin capable de prédire le risque de décès cardiovasculaire chez les patients ayant déjà subi un infarctus du myocarde, ouvrant la voie à une meilleure stratification des risques et à des traitements plus personnalisés.

  • Un biomarqueur plaquettaire, le facteur tissulaire, semble corrélé à un risque accru de mortalité cardiovasculaire à long terme après un infarctus.
  • Les patients présentant un pourcentage de plaquettes positives pour le facteur tissulaire supérieur à 4 % présentent un risque de décès cardiovasculaire 3 à 7 fois plus élevé sur cinq ans.
  • La mesure de ce facteur tissulaire est simple, peu coûteuse et pourrait compléter les outils cliniques existants pour identifier les patients à haut risque.

Malgré les progrès thérapeutiques, un nombre significatif de patients continuent de subir des événements cardiaques récurrents après un premier infarctus du myocarde. Les cardiologues s’appuient sur divers facteurs – âge, antécédents familiaux, présence de diabète, d’hypertension ou de maladies rénales – pour évaluer le risque individuel. Ils insistent également sur l’importance d’une alimentation saine, d’un poids approprié et d’un contrôle du cholestérol. Cependant, jusqu’à présent, aucun biomarqueur biologique fiable ne permettait d’identifier précisément les patients les plus vulnérables.

Une équipe du Centre de Cardiologie Monzino de Milan a récemment publié une étude dans la revue Thrombosis and Haemostasis qui pourrait changer la donne. Le Professeur Marina Camera et ses collaborateurs ont mis en évidence le rôle du facteur tissulaire, une glycoprotéine essentielle dans les processus de coagulation. Lorsque ce facteur est exprimé sur la membrane plaquettaire, il peut déclencher des phénomènes thrombotiques, à l’origine de l’infarctus du myocarde.

L’étude a porté sur 527 patients coronariens suivis à Monzino. L’analyse a révélé que les patients chez lesquels le pourcentage de plaquettes positives pour le facteur tissulaire dépassait 4 % présentaient un risque de mortalité cardiovasculaire accru de 3 à 7 fois sur une période de cinq ans, et ce, indépendamment des autres facteurs cliniques et du traitement antiplaquettaire reçu.

La mesure du facteur tissulaire plaquettaire pourrait donc constituer un outil précieux pour affiner l’évaluation du risque chez les patients ayant subi un infarctus du myocarde. Sa réalisation est simple, ne nécessitant qu’un petit échantillon de sang, et relativement économique, car elle peut être effectuée à l’aide d’un cytomètre en flux, un appareil déjà présent dans de nombreux laboratoires d’analyses médicales. Des études multicentriques à grande échelle sont toutefois nécessaires pour confirmer ces premiers résultats et valider son application en pratique clinique.

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