Publié le 10 février 2026 à 06h14. La piste de sprint des Jeux olympiques, jugée excessivement longue et difficile par plusieurs fondeuses norvégiennes, suscite la controverse à quelques jours de l’épreuve, tandis que la Suédoise Frida Karlsson remet en question leur état d’esprit.
- Le parcours de sprint olympique est critiqué pour sa longueur et son nombre de virages par les athlètes norvégiennes.
- Frida Karlsson estime que les critiques norvégiennes sont contre-productives et qu’il faut accepter le défi.
- L’équipe norvégienne minimise l’importance des plaintes, suggérant que les médias les amplifient.
La piste de sprint des prochains Jeux olympiques continue de faire des vagues dans le monde du ski de fond. Plusieurs fondeuses norvégiennes ont exprimé leur mécontentement face à sa longueur et à la difficulté de ses virages, suscitant une vive réaction de la part de leurs concurrentes, notamment de la Suédoise Frida Karlsson.
Mardi, le tracé du sprint olympique sera le théâtre de ces débats. Les athlètes ont déjà eu l’occasion de s’entraîner sur la piste, et beaucoup ont été surpris par sa longueur, comme le rapporte NRK.
Moa Lundgren a qualifié le parcours de « grisant », tandis que Maja Dahlqvist l’a décrit comme « spécial ». Au sein de l’équipe norvégienne, plusieurs athlètes souhaiteraient une modification du tracé pour les Jeux olympiques.
« C’est absolument absurde qu’il s’agisse d’un parcours de quatre minutes pour les dames. Ce sera plus une épreuve de fond qu’un sprint. Je me demande s’ils vont le modifier pour les Jeux olympiques, car c’est beaucoup trop long. »
Ingrid Aabrekk, fondeuse norvégienne
Heidi Weng partage cet avis : « Je serais surprise que ce soit le même parcours aux Jeux olympiques. » Lage Sofienlund, l’entraîneur de Kristine Stavås Skistad, avait déjà exprimé son opinion la semaine dernière, estimant que le fait de proposer la même distance aux hommes et aux femmes réduisait l’attrait du sprint.
La réaction de Frida Karlsson face à ces critiques est sans appel. Interrogée par TV2, elle a déclaré que les Norvégiennes « se mettent des bâtons dans les roues » en adoptant cette attitude.
« Il y a toujours quelque chose à redire, mais tout ne sera jamais parfait. C’est ainsi que fonctionne notre sport. »
Frida Karlsson, fondeuse suédoise
Après sa victoire au skiathlon samedi, Karlsson a développé son raisonnement : « On ne peut pas croire que le parcours est trop long. Cela ne changera pas maintenant. Il faut simplement relever le défi et y trouver quelque chose de positif. » Elle ajoute, interrogée sur le nombre de plaintes : « Oui, je ne comprends pas leur façon de penser. Ce n’est pas une attitude mentale productive. »
Jonna Sundling, favorite pour remporter sa cinquième médaille d’or consécutive en sprint, préfère se concentrer sur ce qu’elle peut contrôler. « J’essaie de mettre mon énergie dans ce que je peux influencer. Il y a des choses que vous ne pouvez pas changer, alors je laisse cela aux autres. Ce sera ce que ce sera. J’accepterai le parcours tel qu’il est, quelle que soit sa durée. »
L’équipe norvégienne, composée de Kristine Stavås Skistad, Julie Bjervig Drivenes, Milla Grosberghaugen Andreassen et Ingrid Aabrekk, est consciente des critiques. Elles estiment cependant que les médias exagèrent les plaintes.
« Je n’ai pas entendu beaucoup de plaintes, je pense que la plupart sont positives. »
Julie Bjervig Drivenes, fondeuse norvégienne
Ingrid Aabrekk renchérit : « Oui, nous acceptons ce qui nous attend, et les médias peuvent le déformer comme ils le souhaitent et amener les Suédois à dire des choses qui vont à l’encontre de nous, les Norvégiennes. Mais je pense que toutes les Norvégiennes sont prêtes à donner le meilleur d’elles-mêmes sur cette piste. »