Publié le 2024-02-29 14:35:00. Des cybercriminels se font passer pour des représentants des forces de l’ordre sur les plateformes de messagerie, diffusant de fausses informations et suscitant l’inquiétude. La transmission de ces messages frauduleux peut engager la responsabilité pénale de leurs auteurs et de ceux qui les relaient.
- Des faux messages circulent sur WhatsApp, Telegram et Facebook, prétendant émaner de la police et annonçant des interdictions de partis politiques, de manifestations ou exprimant des opinions.
- La diffusion de ces fausses informations, notamment d’interdictions illégales, constitue une usurpation de l’autorité de l’État et est passible de poursuites judiciaires.
- Il est crucial de vérifier l’authenticité des messages avant de les partager et de signaler tout contenu suspect aux autorités compétentes.
Des escrocs utilisent les services de messagerie instantanée pour diffuser de fausses informations en se faisant passer pour des policiers. Ces messages, qui circulent notamment sur WhatsApp, Telegram et Facebook, annoncent de fausses interdictions de partis politiques, de manifestations ou d’opinions, semant la confusion et l’inquiétude.
Selon l’avocat Dr Seyed Shahram Iranbomy, cité par le site Anwalt.de, la simple lecture de ces messages ne constitue pas en soi une infraction. Cependant, la situation devient préoccupante dès lors qu’un message est transmis, même avec des doutes quant à son authenticité.
« Connaître le caractère mensonger d’un message et le diffuser délibérément peut engager la responsabilité pénale de l’individu, qui pourrait être considéré comme auteur ou participant, notamment dans le cas de contenus politiquement sensibles. »
Dr Seyed Shahram Iranbomy, avocat
Le juriste précise que seule la Cour constitutionnelle fédérale a le pouvoir d’interdire un parti politique en Allemagne, et ce sur une base légale solide. Une interdiction imposée par les autorités policières via des messageries est donc illégale. Quiconque diffuse de fausses interdictions « au nom de la police » se rend coupable d’usurpation d’autorité et s’expose à des poursuites. D’autres infractions, telles que la diffamation ou l’incitation à la haine, peuvent également être envisagées en fonction du contenu diffusé.
Pour se protéger contre ces arnaques, WhatsApp propose une page d’aide dédiée, accessible ici, qui explique comment identifier et signaler les messages suspects.
En cas de doute, il est recommandé de :
- Vérifier l’authenticité du message sur le site officiel de la police compétente.
- Ne pas le transmettre.
- Conserver des captures d’écran du message, ainsi que le numéro de téléphone et l’heure de l’expéditeur.
- Déposer une plainte pour usurpation du nom de la police.