Publié le 2025-10-11 09:42:00. Un visiteur cosmique, 3I/ATLAS, approche du Soleil, suscitant des spéculations sur sa nature : comète ou objet technologique ? Les agences spatiales et des astronomes le surveillent attentivement.
- L’objet interstellaire 3I/ATLAS pourrait révéler sa véritable origine à l’approche du Soleil le 29 octobre 2025.
- Le professeur Avi Loeb de Harvard suggère qu’il pourrait s’agir d’un « vaisseau-mère technologique » capable de déployer des sondes.
- L’Agence Spatiale Européenne (ESA) et la NASA suivent attentivement le passage de 3I/ATLAS.
Le mystérieux 3I/ATLAS, un visiteur venu d’au-delà de notre système solaire, se trouve à quelques jours d’une étape cruciale qui pourrait lever le voile sur son origine. Le professeur Avi Loeb, de l’Université Harvard, a partagé ses réflexions avec le DailyMail, soulevant une hypothèse audacieuse : si 3I/ATLAS se révèle être une comète, elle devrait se désintégrer à l’approche du Soleil, prévue pour le 29 octobre 2025.
Cependant, une autre explication, plus énigmatique, est envisagée par le scientifique. Selon Avi Loeb, 3I/ATLAS pourrait en réalité être un « vaisseau-mère technologique ». Dans cette optique, l’objet pourrait lancer des « mini-sondes » pour explorer son environnement lors de son passage près de notre étoile.
L’ESA et la NASA en observation
L’Agence Spatiale Européenne (ESA) participera activement à la surveillance de ce phénomène. Le véhicule Jupiter Icy Moons Explorer (JUICE), actuellement en mission vers les lunes glacées de Jupiter, enregistrera ce moment clé depuis une distance de 125 millions de kilomètres. L’ESA continuera de suivre l’orbite de 3I/ATLAS tout au long du mois de novembre. Des télescopes basés sur Terre se joindront également à l’observation durant les mois de novembre et décembre.
« Soit ils se disperseront comme une comète naturelle, soit ils lâcheront des mini-sondes pour examiner différentes cibles », a précisé Avi Loeb quant aux comportements attendus de l’objet.
Une probabilité non négligeable d’origine artificielle
Avi Loeb estime qu’il y a une probabilité de 30 à 40 % que 3I/ATLAS ne soit pas d’origine purement naturelle. Il suggère que l’objet pourrait être une sorte de « cheval de Troie », c’est-à-dire un artefact technologique déguisé en comète. La NASA, de son côté, adopte une position plus prudente, considérant 3I/ATLAS comme une comète naturelle. Les clichés récemment diffusés par la NASA, pris lors du passage de l’objet près de Mars, le montrent sous une forme cylindrique.
Des astronomes amateurs ont également partagé des images en couleurs de 3I/ATLAS, le capturant dans l’immensité spatiale avec une légère lueur verte.
Concernant l’apparence de l’objet, Avi Loeb anticipe qu’il apparaîtra comme une « boule de lumière floue » à mesure qu’il se rapprochera du Soleil. En cas de désintégration, il se fragmenterait en plusieurs points lumineux distincts.
Aucune fragmentation observée à ce jour
Les satellites de l’ESA en orbite autour de Mars n’ont pour l’instant détecté que des « signaux et du bruit faibles ». Avi Loeb a démenti certaines informations faisant état de la présence d’autres objets autour de 3I/ATLAS, expliquant que ces observations pourraient correspondre à d’autres comètes, des étoiles d’arrière-plan ou même aux lunes martiennes, Phobos et Deimos. « Jusqu’à présent, aucun objet confirmé ne s’est séparé de 3I/ATLAS », a-t-il affirmé.
Découvert en juillet, 3I/ATLAS a été initialement repéré par le réseau de télescopes ATLAS, un dispositif conçu pour identifier les objets célestes présentant un risque de collision avec la Terre. L’observatoire Vera C. Rubin, au Chili, avait déjà observé l’objet par le passé sans que son passage ne suscite d’attention particulière à l’époque.