Publié le 2025-10-04 13:11:00. Au cœur de critiques visant plusieurs humoristes pour leur participation au Festival de comédie de Riyad, Dave Chappelle a affirmé que l’Arabie saoudite offrait paradoxalement plus de liberté d’expression que les États-Unis, citant la pression culturelle et politique sur les artistes américains.
- Dave Chappelle estime que l’Arabie saoudite est un espace plus propice à la comédie stand-up que les États-Unis actuellement.
- Il a évoqué la « cancel culture » américaine et la crainte de représailles pour avoir abordé certains sujets ou personnalités politiques conservatrices.
- Son intervention intervient alors que plusieurs humoristes, dont Bill Burr et Kevin Hart, ont été critiqués pour s’être produits en Arabie saoudite, nation pointée du doigt pour son bilan en matière de droits humains.
Lors de son passage remarqué au Festival de comédie de Riyad, le célèbre humoriste américain Dave Chappelle a déclaré que le royaume du Moyen-Orient représentait un environnement plus clément pour la comédie stand-up que son pays d’origine. Selon le New York Times, Chappelle a souligné la pression accrue subie par les comédiens aux États-Unis, allant jusqu’à mentionner le cas de l’activiste conservateur Charlie Kirk et les répercussions potentielles pour ceux qui abordent sa personne.
« En ce moment en Amérique, on dit que si vous parlez de Charlie Kirk, vous serez annulé », aurait déclaré Chappelle, ajoutant avec une pointe d’incertitude : « Je ne sais pas si c’est vrai, mais je vais le découvrir. » L’artiste de 52 ans a confié ressentir une certaine appréhension à l’idée de retourner aux États-Unis, craignant de ne plus pouvoir s’exprimer librement. « Il est plus facile de parler ici qu’en Amérique », a-t-il conclu.
Cette prise de position survient dans un contexte de polémique autour de la participation d’artistes américains à des événements en Arabie saoudite. Le pays a été maintes fois critiqué pour son historique en matière de droits humains. Human Rights Watch a notamment accusé le Festival de comédie de Riyad de servir de façade pour masquer la répression gouvernementale de la liberté d’expression, dénonçant le rôle des comédiens dans cette opération de blanchiment.
La tenue du festival a également coïncidé avec le sixième anniversaire de l’assassinat du journaliste saoudien et américain Jamal Khashoggi, tué dans le consulat saoudien à Istanbul le 2 octobre 2018. Cet événement tragique continue de ternir l’image du royaume sur la scène internationale.
Parmi les artistes qui ont suscité le débat figurent Bill Burr et Kevin Hart. Bill Burr, de son côté, a défendu sa participation à Riyad, la qualifiant dans son podcast du 29 septembre, le « Monday Morning Podcast », de l’une des « trois meilleures expériences » de sa carrière. Il a décrit le festival comme une réussite, saluant l’accueil chaleureux des organisateurs et des membres de la famille royale.
Dave Chappelle n’en est pas à sa première controverse. Son spécial Netflix de 2021, « The Closer », avait été vivement critiqué pour ses propos jugés offensants envers la communauté transgenre. Plus récemment, son spécial de 2023, « The Dreamer », a également fait l’objet de critiques pour des remarques visant des personnes handicapées, dont l’ancien représentant républicain de Caroline du Nord Madison Cawthorn.