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De nouvelles prévisions indiquent que les taux hypothécaires resteront supérieurs à 6 % jusqu’en 2028 au moins

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Publié le 2025-10-20 19:09:00. Les taux hypothécaires pourraient rester élevés dans les années à venir, malgré les baisses de taux attendues de la Réserve fédérale. Des prévisions récentes suggèrent une stagnation, voire une légère hausse, en raison de facteurs macroéconomiques persistants.

  • Les taux hypothécaires fixes sur 30 ans pourraient osciller autour de 6,4 % jusqu’en 2028.
  • Les déficits budgétaires et l’inflation sont pointés du doigt comme les principaux responsables de cette tendance.
  • Des opportunités de refinancement ponctuelles sont néanmoins anticipées.

Les récentes hausses des taux hypothécaires pourraient bien n’être qu’un prélude à une période de stagnation prolongée, selon les dernières projections de la Mortgage Bankers Association (MBA). Loin des baisses espérées par certains, les prévisions présentées lors de leur convention annuelle à Las Vegas peignent un tableau peu réjouissant pour les futurs emprunteurs immobiliers.

Les experts de la MBA s’attendent à ce que les taux d’intérêt à long terme demeurent soutenus, malgré les réductions de taux directeurs que la Réserve fédérale (Fed) est susceptible d’opérer. Cette divergence s’expliquerait par la persistance de l’inflation et par l’ampleur des déficits budgétaires aux États-Unis. Ces éléments freinent la détente attendue sur les taux hypothécaires fixes sur 30 ans, qui pourraient même connaître une légère augmentation d’ici 2028, atteignant selon leurs estimations 6,5 %.

Les projections de la MBA détaillent cette tendance :

  • 2025 : 6,4 % en taux fixe 30 ans
  • 2026 : 6,4 % en taux fixe 30 ans
  • 2027 : 6,3 % en taux fixe 30 ans
  • 2028 : 6,5 % en taux fixe 30 ans

Comme l’a expliqué un représentant de la MBA, « les déficits budgétaires croissants et les attentes élevées en matière d’inflation empêcheront les taux à long terme de baisser davantage ». Ceci intervient malgré une politique monétaire potentiellement plus souple de la part de la Réserve fédérale, qui devrait continuer à abaisser ses propres taux directeurs, tels que le taux des fonds fédéraux (FFR). Cependant, il est crucial de rappeler que le FFR est un taux d’emprunt au jour le jour à court terme, tandis que les taux hypothécaires concernent des prêts à long terme, typiquement sur 30 ans. Par conséquent, même avec une Fed plus accommodante, la persistance de l’inflation et des dépenses gouvernementales élevées pourrait empêcher une baisse significative des taux immobiliers.

Il est donc possible que les taux hypothécaires se stabilisent aux niveaux actuels pour les années à venir. Autrement dit, le seuil actuel pourrait constituer un plancher à moyen terme, si les prévisions de la MBA se concrétisent. Cette perspective risque de décevoir les propriétaires récents et les futurs acquéreurs.

Des opportunités de baisse à prévoir malgré tout

Si ce scénario peut sembler décourageant, il convient de garder espoir. Il est notoirement difficile de prédire avec exactitude l’évolution des taux hypothécaires. Année après année, de nombreuses institutions, y compris la MBA, voient leurs prévisions souvent contredites par la réalité du marché. Les prévisions passées se sont avérées erronées tant lors des périodes de baisse que de hausse des taux.

Il est donc probable que de nouvelles surprises surviennent. De plus, les taux hypothécaires peuvent connaître des fluctuations importantes au cours d’une année donnée, même si la moyenne annuelle se maintient à un certain niveau. À cet égard, la MBA anticipe « des périodes de baisse des taux, ce qui donnera lieu à des moments d’activité de refinancement, similaires à ce qui s’est produit à plusieurs reprises en 2025 ». Les acheteurs et les personnes souhaitant renégocier leur prêt doivent donc rester vigilants.

Pour ceux qui envisagent un refinancement afin de réduire leurs mensualités, il sera essentiel de surveiller attentivement les taux. Des baisses, même brèves et inattendues, peuvent offrir des opportunités. Il est conseillé de se tenir prêt à agir rapidement et à bloquer son taux lorsque ces fenêtres se présenteront. La MBA s’attend d’ailleurs à une augmentation de 7,7 % des montages d’achats pour atteindre 1 460 milliards de dollars l’année prochaine, et une hausse de 9,2 % pour les refinancements, qui atteindraient 737 milliards de dollars.

Perspectives d’une décrue plus marquée ?

Certains analystes, dont l’auteur de l’article, ne sont pas convaincus que le marché ait atteint son point le plus bas en matière de taux hypothécaires. L’économie montre des signes de ralentissement marqués, comme en témoignent les récents rapports sur l’emploi avant la suspension des activités gouvernementales. Historiquement, un ralentissement économique tend à faire baisser les taux hypothécaires.

Alors que les taux actuels flirtent avec les 6 % pour un prêt fixe sur 30 ans, soit déjà en dessous des prévisions de la MBA pour 2025, il est intéressant de noter que ce mouvement s’opère sans une fuite massive vers la sécurité, le marché boursier demeurant à des niveaux élevés. Si les investisseurs venaient à privilégier la sécurité des obligations, les taux d’intérêt pourraient en bénéficier davantage.

Plusieurs facteurs pourraient encore pousser les taux hypothécaires à la baisse, tels qu’une désinflation plus rapide que prévue ou une augmentation du chômage, même si les contraintes budgétaires persistent. Il est donc possible que des taux inférieurs à 6 % redeviennent une réalité d’ici fin 2025.

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