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De plus en plus de femmes plus jeunes souffrent de fossettes cardiaques à cause de Postcovid

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Publié le 2025-10-10 22:42:00. Une nouvelle étude de l’Institut Karolinska met en lumière une augmentation préoccupante des cas de syndrome de tachycardie orthostatique posturale (POTS) chez les jeunes femmes suite au Covid-19. Cette condition, caractérisée par une accélération anormale du rythme cardiaque au lever, affecte de manière significative leur qualité de vie, alors que l’accès à une aide adéquate reste limité.

  • Le syndrome POTS, une accélération anormale du rythme cardiaque au changement de posture, est en hausse après le Covid-19.
  • Près d’un tiers des personnes atteintes de formes sévères de Covid long souffriraient également de POTS.
  • Les jeunes femmes constituent la population la plus touchée, avec des hypothèses liées aux différences hormonales et immunitaires.

La tachycardie orthostatique posturale (POTS) se manifeste par une augmentation excessive de la fréquence cardiaque lors du passage de la position couchée à la position debout. Les personnes atteintes peuvent ressentir des vertiges, une faiblesse et une intolérance à l’effort, rendant le quotidien extrêmement difficile. Avant la pandémie, le POTS touchait un peu plus de 1 % de la population. Désormais, sa prévalence a crû, particulièrement après une infection par le SARS-CoV-2.

« On peut ressentir des symptômes secondaires, tels que le brouillard cérébral, potentiellement causés par une diminution du flux sanguin vers le cerveau. Vivre avec une maladie comme le POTS est très compliqué, car il devient impossible de rester debout sans ressentir une faiblesse », explique Judith Bruchfeld, responsable de l’étude et médecin spécialisée en maladies infectieuses à l’hôpital universitaire Karolinska. La nouvelle recherche menée par l’Institut Karolinska révèle que près d’un tiers des patients souffrant de formes sévères de Covid long sont également diagnostiqués avec le POTS.

Judith Bruchfeld émet l’hypothèse que le nombre réel de cas pourrait être encore plus élevé, étant donné que de nombreux patients ne bénéficient pas des investigations nécessaires. « Ce n’est pas une simple supposition, nous savons que de nombreuses personnes souffrant de Covid long ne sont pas examinées correctement », affirme-t-elle, déplorant l’existence de seulement deux centres spécialisés dans le pays pour les maladies post-infectieuses comme le Covid long.

L’étude souligne par ailleurs que les jeunes femmes sont particulièrement vulnérables au développement du POTS après le Covid-19. Plusieurs facteurs sont envisagés pour expliquer cette prédominance féminine, notamment des variations hormonales et immunitaires. « Le système immunitaire des femmes diffère de celui des hommes. Il se pourrait que lors d’infections à SARS-CoV-2 prolongées, une certaine proportion soit affectée par des virus qui, à leur tour, activent le système immunitaire. Cependant, il n’est pas encore clair si cela déclenche directement le POTS », précise Judith Bruchfeld.

Les auteurs de l’étude espèrent que ces nouvelles données permettront d’améliorer la prise en charge des patients. Bien que le POTS puisse être traité par des médicaments, l’accès aux soins reste insuffisant pour une majorité de personnes concernées. Judith Bruchfeld insiste sur l’absence d’une filière de soins structurée pour les patients atteints de Covid long, qui représentent désormais environ 3 % de la population. « Il reste encore beaucoup à faire. Un grand nombre de patients atteints de Covid long ne reçoivent pas l’aide adéquate. Si l’on souffre d’une forme sévère comme le POTS, il devient impossible de travailler, ce qui engendre un coût pour la société en plus de la souffrance individuelle », conclut-elle.

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