Home Santé De plus en plus de retraités boivent trop d’alcool – les femmes se démarquent

De plus en plus de retraités boivent trop d’alcool – les femmes se démarquent

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Publié le 2024-02-29 14:35:00. La consommation d’alcool chez les femmes augmente plus rapidement que chez les hommes, mais elles sont souvent moins détectées par les professionnels de santé, ce qui retarde l’accès aux soins.

  • Une augmentation plus rapide de la consommation d’alcool est observée chez les femmes.
  • Les femmes ne correspondent souvent pas à l’image stéréotypée de la personne ayant des problèmes d’alcool, ce qui rend le diagnostic plus difficile.
  • La formation d’infirmières spécialisées dans la dépendance à l’alcool peut améliorer la détection précoce.

Alors que la consommation d’alcool reste globalement plus élevée chez les hommes, une tendance inquiétante se dessine : les femmes augmentent leur consommation à un rythme plus rapide. Ce phénomène est préoccupant car il est souvent masqué par des stéréotypes et une vigilance insuffisante des professionnels de santé.

Les femmes d’âge mûr, en particulier, sont moins susceptibles d’être interrogées sur leurs habitudes de consommation d’alcool lors de consultations médicales, car elles ne correspondent pas à l’image traditionnelle de la personne à risque. Conséquence directe : seule une minorité des personnes souffrant de problèmes d’alcool sont identifiées dans les centres de santé. La plupart attendent que l’alcool ait déjà contribué à l’apparition d’autres pathologies, telles que des lésions hépatiques, des troubles du sommeil, une dépression ou des accidents, avant de solliciter de l’aide.

Les experts soulignent l’importance cruciale d’une détection précoce des comportements à risque. De nombreux individus présentant une dépendance légère à modérée peuvent retrouver des habitudes plus saines avec un soutien approprié et un accompagnement personnalisé.

« Un ‘petit verre de vin par jour’ peut facilement se transformer en plusieurs sans que vous vous en rendiez compte. Les problèmes d’alcool se développent souvent progressivement et peuvent être difficiles à détecter sans prise de conscience et sans dialogue. »

Jonas Berge

Pour évaluer l’efficacité de stratégies de dépistage précoce, Jonas Berge et ses collègues ont mené une étude dans plusieurs centres de santé. L’une des structures participantes a employé une infirmière spécifiquement formée à la prise en charge des dépendances alcooliques. Après un an, le nombre de diagnostics liés à l’alcool a été comparé à celui d’un centre témoin.

Dans les deux centres, le personnel soignant a également bénéficié d’une formation introductive sur les manifestations possibles des problèmes d’alcool chez les patients. Les résultats de l’étude confirment l’impact positif de la présence d’infirmières spécialisées :

« L’étude montre que des infirmières spécialisées en alcoolisme, spécialement formées, peuvent aider les soins de santé à identifier davantage de personnes se trouvant dans la zone à risque et que certaines d’entre elles parviennent également à réduire leur consommation. »

Jonas Berge

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