Home Santé Décollement de rétine, chef du service d’ophtalmologie de Livourne : les symptômes les plus importants à ne pas sous-estimer

Décollement de rétine, chef du service d’ophtalmologie de Livourne : les symptômes les plus importants à ne pas sous-estimer

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Publié le 2025-10-19 12:24:00. Une alerte sur le décollement de la rétine est lancée à l’hôpital de Livourne, où plus d’une centaine d’interventions sont réalisées chaque année. Cette pathologie visuelle grave, dont la reconnaissance précoce est cruciale, fait l’objet d’une campagne de sensibilisation à l’approche de la Journée mondiale de la vue.

À Livourne, le service d’ophtalmologie de l’hôpital, sous la direction par intérim du Dr Vito Giudice, est confronté à une dizaine de cas de décollement de rétine par an. Cet événement, qui coïncide avec la Journée mondiale de la vue en octobre, rappelle l’importance capitale de la préservation de notre vision, source de plus de 80% de nos informations sensorielles.

Le décollement de la rétine, une affection sérieuse, survient lorsque la rétine, membrane responsable de la formation des images, se désolidarise de son support naturel, entraînant une altération de la vision.

« C’est une affection ophtalmologique assez grave. La rétine, qui est la membrane sur laquelle se forment les images, se détache de son support naturel et s’altère. En d’autres termes, tout comme sur un film photographique, les images sont soit manquantes, soit déformées. »

Dr Vito Giudice, Médecin-chef par intérim du service d’ophtalmologie de l’hôpital de Livourne

Les causes de cette pathologie sont multiples. Elles peuvent être traumatiques, suite à un choc direct, comme un coup reçu dans l’œil. Plus fréquemment, une déchirure rétinienne, un petit trou dans la structure, peut apparaître spontanément. Ces déchirures sont souvent observées chez les personnes fortement myopes, parfois dès six à sept dioptries. Des pathologies comme la dégénérescence périphérique de la rétine, un amincissement de la membrane, ainsi que le diabète, sont également des facteurs de risque à surveiller attentivement.

Il existe différents types de décollement : le décollement par traction, où le corps vitré se déshydrate et tire sur la rétine, souvent aggravé par la présence de sang dans l’œil (hémovitréen). Dans le cas d’un décollement exsudatif, la rétine peut se détacher en raison de la formation d’une tumeur au niveau de la choroïde.

Les signes à ne pas négliger incluent l’apparition soudaine de « mouches volantes » (flotteurs) ou de flashes lumineux, même les yeux fermés (phosphènes). Ces symptômes, bien que parfois liés à une simple déshydratation, peuvent aussi être le présage d’un décollement rétinien, parfois accompagnés de la sensation d’un « rideau » occultant une partie du champ visuel.

Face à ces symptômes, une action rapide est impérative. Pour les petites déchirures périphériques, un traitement par laser Argon permet de réaliser un barrage rétinien, créant une cicatrice autour de la lésion. Cette procédure, dite parachirurgicale, est généralement effectuée en ambulatoire. Dans les cas de décollements plus importants, par traction ou exsudatifs, une intervention chirurgicale est nécessaire. Ces opérations, qui durent une à deux heures, sont complexes mais bénéficient aujourd’hui de techniques mini-invasives permettant une récupération souvent rapide. Elles peuvent être réalisées sous anesthésie générale ou locale avec sédation, nécessitant la présence constante d’un anesthésiste. Les équipes de réanimation, dirigées par le Dr Baldo Ferro, et le service d’anesthésiologie sous la houlette du Dr Giustina Romano, apportent un soutien indispensable.

L’hôpital de Livourne, à travers son service d’ophtalmologie, pratique plus d’une centaine d’interventions chirurgicales par an pour le décollement de la rétine, particulièrement pendant la période estivale, plus propice aux déshydratations du corps vitré. Le Dr Giudice salue le travail de ses confrères Teresa Mautone, Alberto Morelli, Luca Cestari et Giovanni Neri, en première ligne. La direction de l’établissement, ainsi que le directeur du département Andrea Carobbi et le directeur de la Zone Tête-Cou Orazio Santonocito, sont également remerciés pour leur soutien matériel et leur collaboration.

La rapidité d’intervention est le facteur déterminant pour préserver la vision. Plus le traitement est précoce, plus les chances de récupération sont élevées. Si la macula, la zone centrale de la rétine, est préservée, une récupération quasi complète de la vision est possible. En revanche, si la macula est affectée, même une intervention chirurgicale réussie limitera la récupération visuelle.

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