Publié le 2024-11-05 18:30:00. Le zona, affection douloureuse réactivée par le virus de la varicelle, représente un fardeau sanitaire et économique croissant, particulièrement chez les plus de 50 ans. Face à une recrudescence attendue, la vaccination apparaît comme une solution préventive essentielle.
- Le zona, appelé zona, est une maladie nerveuse et cutanée due à la réactivation du virus de la varicelle, touchant une personne sur trois à quatre au cours de sa vie.
- La probabilité de contracter la maladie augmente significativement après 50 ans, coïncidant avec un affaiblissement naturel du système immunitaire.
- Le zona peut entraîner des complications graves et des douleurs chroniques, impactant la qualité de vie et la capacité de travail, avec des coûts de santé considérables estimés à environ 30 millions d’euros annuellement en Autriche pour les hospitalisations.
Le zona, ou zona, loin d’être une simple éruption cutanée, se manifeste par une douleur intense. Il s’agit d’une maladie infectieuse qui attaque le système nerveux et la peau. Le coupable ? Un virus, celui qui cause la varicelle chez les enfants. Une fois l’infection initiale passée, le virus demeure dormant dans les terminaisons nerveuses, sous le contrôle du système immunitaire. Cependant, avec le temps, et surtout avec l’âge, ce système de défense peut s’affaiblir, permettant au virus de se réactiver et de provoquer l’apparition de vésicules douloureuses, généralement sur un seul côté du corps.
En Autriche, le zona frappe environ 30 000 personnes chaque année. Parmi elles, près de 2 000 nécessitent une hospitalisation, d’une durée moyenne de huit jours. Le coût de ces séjours hospitaliers s’élève à environ 30 millions d’euros par an, un chiffre qui illustre l’impact économique de la maladie.
Le vieillissement fragilise le système immunitaire
Le professeur Robert Müllegger, dermatologue et président de la Société autrichienne de dermatologie, souligne que le risque de développer un zona augmente avec l’âge. Dès 50 ans, les cas se multiplient. Cette tendance est exacerbée par le vieillissement naturel des populations. D’ici 2024, l’Autriche verra une augmentation de 12% de sa population de plus de 50 ans, et le nombre de personnes âgées de plus de 65 ans dépassera celui des moins de 15 ans. « Cela implique une augmentation des maladies et des traitements dans ces groupes d’âge prédisposés au zona », explique le professeur Müllegger. Il anticipe des défis majeurs pour le système de santé et insiste sur l’importance de mesures préventives telles que la vaccination.
Au-delà de la douleur, le zona peut avoir des conséquences sérieuses : encéphalite, pneumonie, voire infarctus. Les douleurs chroniques, difficiles à gérer médicalement, peuvent altérer le sommeil, le plaisir de vivre et la capacité à travailler, entraînant des répercussions économiques non négligeables. De plus, la réactivation du virus peut endommager les vaisseaux sanguins, augmentant significativement le risque d’accident vasculaire cérébral dans les mois suivant l’infection.
Une vaccination recommandée et efficace
Face à ces risques, la vaccination est désormais proposée. Un vaccin inactivé, adapté même aux personnes immunodéprimées, est disponible. Il requiert deux doses, administrées à deux à six mois d’intervalle. Les études montrent que cette vaccination est très efficace, offrant une protection durant au moins onze ans dans 80% des cas.
Campagne de vaccination encouragée
Depuis début novembre, la vaccination contre le zona est gratuite pour les personnes de 60 ans et plus, ainsi que pour les personnes à risque de 18 ans et plus (immunodéprimés, atteints de maladies auto-immunes ou chroniques comme le diabète). Le professeur Müllegger rappelle que les personnes souffrant de rhumatismes sont cinquante fois plus exposées au zona que la population générale.
Cependant, la forte demande pour cette vaccination gratuite, parallèlement à celle du vaccin contre le pneumocoque, a pris les autorités de court. Des difficultés d’approvisionnement ont été rapportées, les médecins n’ayant pas toujours pu obtenir les doses nécessaires dans les délais prévus, malgré la disponibilité de 100 000 doses initiales. Le ministère de la Santé assure cependant que de nouveaux vaccins sont en cours de livraison pour pallier cette pénurie.