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Des chercheurs découvrent des signes précurseurs de la maladie de Parkinson dans le sang

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Publié le 2024-11-21 14:35:00. Des chercheurs scandinaves ont identifié des marqueurs biologiques dans le sang qui pourraient permettre de détecter la maladie de Parkinson plusieurs années avant l’apparition des premiers symptômes, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour un diagnostic précoce et des traitements plus efficaces.

  • Une analyse sanguine pourrait détecter la maladie de Parkinson avant les dommages cérébraux importants.
  • L’étude, menée conjointement par des universités norvégiennes et suédoises, révèle la présence de biomarqueurs spécifiques.
  • Cette découverte s’inscrit dans une série de recherches récentes explorant des méthodes de détection précoce de la maladie.

La maladie de Parkinson, un trouble neurologique débilitant, est souvent diagnostiquée tardivement, lorsque jusqu’à 80 % des cellules cérébrales affectées sont déjà endommagées ou détruites. Cette nouvelle avancée, publiée dans la revue npj Parkinson’s Disease, qui fait partie du groupe de revues Nature, pourrait changer la donne en offrant une « fenêtre d’opportunité » cruciale pour intervenir avant que les lésions nerveuses ne deviennent irréversibles.

L’équipe de recherche, basée à l’Université de technologie Chalmers de Göteborg (Suède) et à l’Université d’Oslo (Norvège), a réussi à identifier des « biomarqueurs » spécifiques dans le sang des personnes à risque de développer la maladie. Selon Annikka Polster, de Chalmers, « Cela signifie que nous avons trouvé une fenêtre d’opportunité importante dans laquelle la maladie peut être détectée avant que les symptômes moteurs causés par des lésions nerveuses dans le cerveau n’apparaissent ».

Actuellement, il n’existe ni traitement curatif ni méthode de dépistage fiable pour la maladie de Parkinson avant qu’elle ne progresse et n’affecte significativement le cerveau. Cette découverte pourrait donc permettre un diagnostic plus précoce, ouvrant la voie à des thérapies ciblées visant à ralentir ou même à stopper la progression de la maladie.

Cette étude scandinave s’inscrit dans un effort mondial pour identifier des indicateurs biologiques précoces de la maladie de Parkinson. Récemment, une équipe de l’Université du Zhejiang à Guangzhou a suggéré que l’analyse du cérumen pourrait également aider à un diagnostic précoce. Parallèlement, des scientifiques de l’Institut Quadram et du Laboratoire européen de biologie moléculaire (EMBL) ont mis en évidence des altérations dans le microbiome intestinal des patients atteints de la maladie, potentiellement liées à l’exposition à des solvants et des pesticides. Fin 2024, des chercheurs de l’Université de Californie se sont concentrés sur une molécule impliquée dans le développement de la maladie, tandis qu’en 2021, une équipe de l’Université de Cambridge a identifié une « protéine clé » affectant les neurones.

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