Publié le 2025-10-11 07:40:00. Malgré ses performances économiques, la province du Guangdong se révèle être un terrain peu fertile pour la natalité en Chine. Une récente étude met en lumière un décalage préoccupant entre les conditions de vie et le soutien politique destiné à encourager la procréation.
- Le Guangdong, l’une des provinces les plus dynamiques de Chine, se classe avant-dernier parmi les régions du pays en matière de fécondité.
- L’étude révèle une « inadéquation » entre les indicateurs de fécondité et les politiques de soutien existantes dans la province.
- La province offre le congé de maternité légal minimum, soit 98 jours de congés payés soutenus par le gouvernement.
Bien que la Chine soit confrontée à une baisse généralisée de la fécondité, la situation dans le Guangdong est particulièrement préoccupante. Cette province, souvent considérée comme un moteur économique, se retrouve pourtant en queue de peloton dans un indice composite évaluant la fécondité, les soins de santé maternels et infantiles, ainsi que le soutien institutionnel à la procréation. Les chercheurs, issus de l’Université des postes et télécommunications de Nanjing et du Centre chinois de recherche sur la population et le développement, ont publié leurs conclusions dans la revue Population and Economics, éditée par l’Université Capitale d’Économie et de Commerce de Pékin.
L’analyse met en évidence plusieurs points faibles pour le Guangdong. Notamment, la province ne propose que la durée minimale légale de 98 jours de congé de maternité rémunéré par le gouvernement, ce qui la place loin de la moyenne nationale. Ce constat pose la question de l’efficacité des incitations financières et des mesures de soutien actuelles pour influencer la décision des couples d’avoir des enfants ou le nombre d’enfants qu’ils souhaitent.
Face à ces résultats, les auteurs du rapport appellent à un renforcement de la recherche pour mieux comprendre les liens intrinsèques entre les conditions de fécondité et les politiques de soutien. Ils soulignent la nécessité de fonder davantage l’élaboration des politiques sur des bases scientifiques solides pour mieux répondre aux défis démographiques du pays.