Publié le 2024-02-29 14:35:00. Une étude mondiale menée par l’Organisation Mondiale de la Santé révèle qu’un nombre significatif de cancers pourraient être évités en adoptant des habitudes de vie plus saines. Hanna Fink, épidémiologiste à l’IARC, souligne l’importance de la prévention.
- Près de 18,7 millions de cas de cancer ont été analysés dans le cadre de cette étude mondiale.
- De nombreux cancers sont liés à des facteurs de risque modifiables, notamment le mode de vie.
- L’étude met en évidence des mesures concrètes que chacun peut prendre pour réduire son risque de développer un cancer.
Hanna Fink connaît bien le poids que peut représenter un diagnostic de cancer. Elle a perdu son grand-père des suites d’un cancer de l’œsophage et a elle-même été atteinte d’une forme de cancer des ganglions lymphatiques à l’âge de 23 ans. « J’ai pu constater à quel point un diagnostic de cancer est effrayant, dévastateur et change la vie – non seulement pour la personne touchée, mais pour toute la famille », explique-t-elle.
Aujourd’hui épidémiologiste à l’IARC (International Agency for Research on Cancer), l’agence spécialisée de l’Organisation Mondiale de la Santé en matière de recherche sur le cancer, basée à Lyon, en France, Hanna Fink a dirigé une équipe qui a étudié pas moins de 18,7 millions de cas de cancer survenus dans le monde en 2022. L’objectif de cette vaste étude était d’identifier les causes de chaque cancer et de déterminer dans quelle mesure ils pourraient être évités.
Les résultats de cette recherche sont frappants : un nombre étonnamment élevé de cancers pourraient être évités en modifiant certains comportements et habitudes de vie. « L’ampleur des cas de cancer potentiellement évitables m’a profondément marquée », confie Hanna Fink. L’étude insiste sur le fait qu’il existe des actions très concrètes que l’on peut intégrer à son quotidien pour diminuer le risque de développer cette maladie.
Des mesures que Hanna Fink s’efforce d’appliquer elle-même dans sa vie personnelle. L’étude ne détaille pas les mesures spécifiques à adopter, mais souligne l’importance d’une approche globale de la prévention, incluant l’alimentation, l’activité physique et l’évitement des facteurs de risque connus.