Publié le 2025-10-16 19:12:00. Un propriétaire de chiens de Tasmanie a été lourdement condamné, et ses animaux euthanasiés, suite à une attaque d’une trentaine de minutes sur un phoque kekeno. L’incident, survenu sur une plage de Nouvelle-Zélande en septembre 2024, a soulevé de vives critiques de la part des autorités de conservation.
- Sebastian Marinkovich a écopé d’une amende de 2 000 $ pour avoir laissé ses chiens attaquer un phoque kekeno (otarie à fourrure) sur la plage de Kina.
- Ses deux chiens, un croisement de retriever/Labrador et un berger allemand/husky sibérien, ont été ordonnés détruits.
- Le phoque a subi de graves blessures au cou et à la tête lors de l’agression prolongée, malgré la présence du propriétaire.
Les faits se sont déroulés l’après-midi du 7 septembre 2024. Alors qu’il promenait ses deux chiens sur la plage de Kina, une zone désignée pour l’exercice des animaux, Sebastian Marinkovich a vu ses compagnons, non tenus en laisse, s’enfuir de manière incontrôlée. Ils ont rapidement repéré un kekeno et ont initié une attaque d’une durée inhabituellement longue, estimée à environ trente minutes. Pendant ce laps de temps, l’animal marin a été sérieusement blessé à la tête et au cou, alors même que son propriétaire se trouvait à proximité.
L’alerte a été donnée par un témoin de la scène qui a contacté la police. Selon le ministère de la Conservation (DOC), Sebastian Marinkovich aurait expliqué aux forces de l’ordre que l’animal était déjà gravement atteint. Il aurait même estimé qu’il serait plus « humain » de laisser les chiens achever leur agression pour abréger les souffrances du phoque. L’affaire a ensuite été transmise au DOC, qui a décidé de poursuivre M. Marinkovich en vertu de la loi sur le contrôle des chiens.
Ce jeudi, le tribunal du district de Nelson a rendu sa décision, condamnant le propriétaire à une amende de 2 000 dollars néo-zélandais (environ 1 170 euros). Plus grave encore, les deux chiens ont été condamnés à l’euthanasie.
Dirk de Vries, un garde-forestier du DOC, a qualifié la situation d' »inacceptable », soulignant la durée de l’attaque et le choix délibéré du propriétaire de ne pas intervenir. « Il est de la responsabilité de tout propriétaire de chien de garder son animal sous contrôle, y compris dans les espaces dédiés à leur liberté », a-t-il insisté. Il a rappelé aux promeneurs de rester vigilants, de surveiller la faune et de tenir leurs chiens en laisse en présence d’animaux sauvages protégés. En cas d’attaque, il est impératif d’intervenir immédiatement et de contacter le DOC.
Ce cas n’est malheureusement pas isolé. Entre le 9 septembre 2020 et le 12 août 2025, le DOC a recensé 75 incidents impliquant des chiens attaquant, tuant ou harcelant des phoques et des otaries. Le DOC tient à préciser que la taille ou le tempérament du chien n’excluent pas le risque d’attaque sur la faune protégée.
La loi sur le contrôle des chiens prévoit des sanctions sévères pour les propriétaires dont les animaux s’attaquent à la faune protégée. La peine maximale peut aller jusqu’à trois ans de prison ou une amende de 20 000 dollars néo-zélandais (environ 11 700 euros), assortie de l’obligation de détruire le chien fautif.