Publié le 20 février 2026 14h39. L’administration américaine envisagerait la construction d’une importante base militaire dans la bande de Gaza, destinée à accueillir une future force internationale de stabilisation après des mois de conflit. Ce projet, révélé par des documents contractuels, s’inscrit dans un contexte de reconstruction et de sécurisation du territoire.
- Des plans détaillés prévoient la construction d’une base pouvant accueillir jusqu’à 5 000 personnes sur une superficie de plus de 350 acres (environ 140 hectares).
- Cette base serait gérée par un « Conseil de paix » présidé par Donald Trump, avec une implication de son gendre, Jared Kushner.
- Le projet comprend des infrastructures militaires fortifiées, incluant des tours d’observation, un champ de tir et des bunkers souterrains.
Selon des documents examinés par le Guardian, l’administration du président américain Donald Trump planifie la construction d’une vaste base militaire dans la bande de Gaza. Cette installation, prévue dans une zone peu peuplée du sud du territoire palestinien, serait conçue pour servir de centre opérationnel à une force multinationale de stabilisation, dans le cadre du « Conseil de paix ». Cet organisme, créé pour superviser l’administration de Gaza après le conflit, est présidé par Donald Trump, avec une participation active de Jared Kushner.
Les plans révèlent la construction progressive d’un complexe militaire fortifié de 1 400 mètres sur 1 100 mètres. L’infrastructure comprendrait 26 tours d’observation blindées montées sur remorques, un champ de tir pour armes légères, des bunkers souterrains, des installations de stockage pour le matériel militaire et une clôture périphérique renforcée par des barbelés. Des entreprises de construction internationales spécialisées dans les zones de conflit auraient déjà effectué des visites sur place, selon une source proche du processus de planification citée par le Guardian.
Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large visant à établir une force de stabilisation mandatée par l’ONU pour superviser la reconstruction et la sécurité à Gaza, après des mois de conflit. Le projet intervient alors que la situation humanitaire à Gaza reste préoccupante. Médecins sans frontières a récemment mis en garde contre une crise sanitaire imminente si l’organisation était contrainte de quitter la région.
Parallèlement, plusieurs pays ont manifesté leur intention de contribuer à cette force de maintien de la paix. Le président indonésien a promis d’envoyer 8 000 soldats, voire plus, pour participer à cette mission.