Les voyageurs britanniques se préparent à de longues attentes aux frontières européennes alors que le système d’entrée/sortie (EES) de l’Union européenne entre dans sa phase de test finale. Des files d’attente de jusqu’à quatre heures ont été signalées dans plusieurs aéroports, notamment à Madrid, Amsterdam et Paris, en raison de problèmes techniques et d’un manque de personnel.
Le système EES, qui entrera en vigueur le 9 avril 2026, exigera que les citoyens britanniques – désormais considérés comme des « ressortissants de pays tiers » – fournissent leurs empreintes digitales et une photo de leur visage lors de leur première entrée dans l’espace Schengen après le 1er octobre 2025. L’enregistrement se fera pour la plupart à l’étranger, mais les passagers utilisant l’Eurostar ou le port de Douvres devront s’inscrire avant leur départ, ce qui pourrait créer des embouteillages sur le sol britannique.
Eurostar affirme que ses nouveaux halls d’enregistrement à la gare de St Pancras peuvent traiter jusqu’à 1 800 passagers par heure, à condition que les 49 kiosques d’enregistrement soient opérationnels. Cependant, les agences de voyages d’affaires conseillent leurs clients de prévoir une marge de 90 minutes supplémentaire dans leurs itinéraires et d’éviter les correspondances serrées le jour du voyage.
Un autre point d’attention pour les voyageurs fréquents est la règle des 90 jours. La base de données de l’EES enregistrera automatiquement le nombre de jours passés dans l’espace Schengen, et un dépassement de cette limite pourrait entraîner des amendes si les voyages effectués sous différents passeports ne sont pas correctement suivis. Les responsables de la mobilité internationale pourraient envisager d’utiliser des applications de suivi dédiées ou de faire appel à des prestataires de services d’immigration pour auditer les séjours Schengen jusqu’à ce que le système soit stabilisé.
La Commission européenne assure que les retards actuels sont temporaires et prévoit de déployer du personnel supplémentaire à Pâques. Néanmoins, les entreprises britanniques ayant des réunions urgentes avec des clients en Europe devraient tenir compte de ces nouvelles contraintes dans leurs accords de niveau de service.
« Les nouvelles procédures peuvent sembler intimidantes », explique un spécialiste, « mais il existe des solutions pour simplifier le processus d’inscription à l’EES et obtenir les documents Schengen nécessaires. »