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Des grossesses de plus en plus âgées, avec une augmentation des troubles anxieux et une faible couverture vaccinale

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Publié le 6 février 2026 à 19h16. L’état de santé des futures mères italiennes est au cœur des préoccupations, avec une augmentation de l’âge gestationnel, des troubles anxieux et un taux de vaccination insuffisant. Une récente conférence de la Fondation Onda ETS a mis en lumière la nécessité de renforcer la prévention primaire durant la grossesse.

  • L’âge moyen des femmes enceintes en Italie est désormais de 34 ans.
  • Plus d’une femme sur cinq souffre de troubles anxieux pendant sa grossesse.
  • Seulement 47 % des femmes enceintes considèrent la vaccination comme un élément essentiel de la prévention.

La protection de la santé maternelle et infantile passe par une prévention renforcée, c’est le message fort qui ressort de l’événement organisé par la Fondation Onda ETS du Ministère de la Santé. Des institutions et des experts scientifiques se sont réunis pour élaborer des stratégies intégrées visant à améliorer la prise en charge des femmes enceintes.

« La prévention primaire pendant la grossesse protège à la fois la mère et l’enfant : un mode de vie sain et les vaccinations recommandées protègent les femmes des complications et défendent le nouveau-né dès les premiers mois, lorsqu’il est le plus vulnérable », a déclaré Francesca Merzagora, présidente de la Fondazione Onda ETS. Elle souligne l’accord entre le ministère de la Santé et les sociétés savantes d’obstétrique et de gynécologie sur cette question. Malgré un consensus européen sur l’importance de la vaccination, la couverture vaccinale reste malheureusement faible en Italie.

« La prévention primaire et la prévention psychologique pendant la grossesse doivent aller de pair pour une maternité plus sûre et plus apaisée. »

Claudio Mencacci, co-président de la Société Italienne de NeuroPsychoPharmacologie (SINPF)

L’événement a également été marqué par la présence de Vito Trojano, président de la Société italienne de gynécologie et d’obstétrique (SIGO), qui a insisté sur le rôle fondamental de la surveillance attentive et périodique des femmes enceintes. « De nombreuses complications peuvent être évitées grâce à une prise en charge adéquate », a-t-il affirmé. Il a souligné l’importance des visites prénatales régulières, d’un mode de vie sain, des vaccinations, des dépistages prénatals et d’un soutien psychologique, ainsi que de la préparation physique et mentale à l’accouchement. Le gynécologue doit désormais endosser un rôle d’éducateur, de clinicien, de coordinateur et de guide empathique, en collaboration avec d’autres professionnels de santé et des associations.

Une enquête menée par la Fondation Onda ETS et Elma Research en 2024 révèle que l’expérience de la grossesse est de plus en plus influencée par l’âge, les responsabilités personnelles et professionnelles, et les difficultés à s’orienter dans les recommandations de santé. Plus d’une femme sur trois rencontre des obstacles pratiques pour concilier les visites médicales, les examens et les mesures préventives, ce qui souligne la nécessité de parcours de soins plus fluides et coordonnés.

Massimo Agosti, président de la Société italienne de néonatologie (SIN), a rappelé que les mille premiers jours de vie représentent une phase stratégique pour la prévention des maladies chroniques. Des études scientifiques démontrent qu’un mode de vie inadéquat pendant la grossesse et la petite enfance augmente le risque d’obésité et de diabète. Intervenir précocement est donc une priorité de santé publique.

Michela Patruno, représentante de la Société italienne de médecine générale et de soins primaires (SIMG), a souligné le rôle central du médecin généraliste dans la prise en charge des femmes pendant la grossesse, de la phase préconceptionnelle à la période post-partum. Il joue un rôle clé dans la gestion des pathologies chroniques et des symptômes mineurs, et promeut un mode de vie sain pour réduire les risques de malformations et de complications obstétricales.

Les vaccins actuellement recommandés pendant la grossesse en Italie sont ceux contre la coqueluche (DTPa), la grippe et le Covid-19. Ils sont considérés comme sûrs pour la mère et le fœtus et doivent être répétés à chaque grossesse. Une nouvelle opportunité de prévention concerne le virus respiratoire syncytial (VRS), responsable chaque année de dizaines de milliers de consultations médicales et d’environ 15 000 hospitalisations chez les nourrissons. La vaccination maternelle contre le VRS, administrée au troisième trimestre de la grossesse, permet de protéger le nouveau-né dès la naissance.

Malgré ces recommandations, l’écart entre les prescriptions médicales et la réalité du terrain demeure important. Enrico Di Rosa, président de la Société italienne d’hygiène (SITI), a insisté sur le fait que la vaccination pendant la grossesse est une mesure préventive sûre et efficace qui protège la santé de la mère et de l’enfant. Il a appelé à promouvoir ces vaccinations pour protéger les sujets les plus vulnérables et renforcer la santé publique.

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