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Des injections de RSV pour protéger des milliers de bébés de l’infection

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Publié le 2025-10-10 13:52:00. Un nouvel espoir pour les nouveau-nés vulnérables face au virus respiratoire syncytial (VRS) : le Royaume-Uni généralise l’utilisation d’un vaccin révolutionnaire, dont l’efficacité a été démontrée lors d’un essai mené à Southampton, impliquant notamment le petit Harry.

  • Le vaccin Nirsevimab, suite à un essai concluant impliquant des bébés comme Harry, est désormais proposé à toutes les femmes enceintes au Royaume-Uni.
  • Ce traitement offre une protection durable contre le VRS, un virus potentiellement mortel pour environ 7 000 nourrissons chaque année.
  • Le Nirsevimab se révèle plus efficace que les traitements précédents, offrant une protection dépassant 80% contre le virus.

Il y a trois ans, le parcours du bébé Harry lors d’un essai vaccinal mené à l’hôpital universitaire de Southampton a ouvert la voie à une avancée majeure dans la protection des nouveau-nés les plus fragiles. Cet essai, soutenu par l’Institut national de recherche sur la santé et les soins (NIHR), a conduit au déploiement du Nirsevimab par le NHS England. Ce médicament, administré en une seule dose, assure une protection de six mois contre le virus respiratoire syncytial (VRS). Cette initiative bénéficie désormais à des milliers de nouveau-nés, dont la petite Elowyn, qui a pu être protégée grâce à cette nouvelle approche.

Le VRS est une infection virale particulièrement répandue chez les jeunes enfants, puisque neuf enfants sur dix y sont exposés avant l’âge de deux ans. Si les symptômes sont souvent bénins, tels qu’une toux ou un rhume, le virus peut entraîner des complications graves, notamment une bronchiolite ou une pneumonie, mettant en danger la vie de nourrissons particulièrement vulnérables. Les bébés prématurés, dont le système immunitaire est encore immature, constituent une population à risque élevé. Le Dr Simone Paulson, de l’hôpital universitaire de Southampton, a souligné l’importance de la participation de tous les individus à ces essais, qui permettent aujourd’hui d’offrir « la meilleure protection possible contre le VRS cet hiver » aux nourrissons les plus fragiles.

L’ancien traitement, le palivizumab, qui nécessitait des injections mensuelles et était réservé à un nombre limité de bébés vulnérables, est progressivement remplacé par le Nirsevimab. Les données issues des essais cliniques révèlent une efficacité nettement supérieure pour le nouveau vaccin : plus de 80% de protection contre le VRS, contre environ 55% pour le palivizumab. Molly, la mère d’Elowyn, a exprimé sa profonde gratitude envers Harry et tous les participants à l’essai : « Si cela ne s’était pas produit, nous n’aurions pas eu la chance de lui (Elowyn) bénéficier d’une protection supplémentaire ».

Le NHS rappelle que si les infections par le VRS sont courantes et rarement graves, certaines populations sont plus à risque de développer des formes sévères. Cela inclut les bébés de moins de six mois, les prématurés, les adultes de plus de 75 ans, les personnes immunodéprimées, celles souffrant de maladies pulmonaires ou cardiaques chroniques, ainsi que les fumeurs et les nourrissons exposés à la fumée de tabac. Chez les bébés, le VRS est une cause fréquente de bronchiolite, pouvant entraîner des difficultés respiratoires nécessitant une hospitalisation, et peut également provoquer une pneumonie sévère.

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