Publié le 26 février 2026 à 21h40. Des négociations indirectes entre les États-Unis et l’Iran, sous l’égide d’Oman, ont permis de réaliser des progrès significatifs pour désamorcer les tensions autour du programme nucléaire iranien et éviter une escalade militaire dans la région.
Les États-Unis et l’Iran ont enregistré des avancées notables dans leurs discussions visant à résoudre le différend nucléaire persistant, a annoncé le ministre omanais des Affaires étrangères, Sayyid Badr Albusaidi. Ces progrès interviennent dans un contexte de déploiement militaire américain renforcé au Moyen-Orient, notamment avec l’envoi de porte-avions et d’avions de combat dans la région.
Selon le ministre omanais, les deux parties devraient reprendre les négociations après des consultations nationales, avec des discussions techniques prévues la semaine prochaine à Vienne.
« Nous avons terminé la journée après des progrès significatifs dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran »
Sayyid Badr Albusaidi, ministre omanais des Affaires étrangères
Ces entretiens indirects, qui se sont déroulés à Genève, ont vu la participation du ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araqchi, et des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner. M. Araqchi a qualifié ces négociations parmi les plus sérieuses qu’il ait eues avec les États-Unis, soulignant un accord partiel sur certaines questions, mais des divergences persistantes sur d’autres.
« Nous sommes parvenus à un accord sur certaines questions, et il existe des divergences sur d’autres questions »
Abbas Araqchi, ministre iranien des Affaires étrangères
Il a également indiqué que l’Iran a clairement exprimé sa demande d’allègement des sanctions.
L’administration américaine n’a pas immédiatement commenté l’issue des négociations. Ces discussions se concentrent sur le programme nucléaire iranien, alors que les craintes d’une conflagration régionale s’intensifient. Le président américain Donald Trump a menacé à plusieurs reprises d’agir si aucun accord n’est trouvé, et l’armée américaine a renforcé sa présence dans la région.
Un haut responsable iranien avait précédemment déclaré que les États-Unis et l’Iran pourraient parvenir à un accord-cadre si Washington séparait « les questions nucléaires et non nucléaires ». Cependant, l’administration Trump insiste pour que le programme de missiles iranien et d’autres questions soient incluses dans les négociations.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a souligné que le refus de l’Iran de discuter de son programme de missiles balistiques constitue un obstacle majeur. Il a affirmé que ces missiles sont conçus pour menacer les États-Unis et déstabiliser la région. Voir également : Reportage de RTE News sur les négociations
Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a précisé que les négociations se concentreraient uniquement sur les questions nucléaires et la levée des sanctions, affirmant que Téhéran aborderait ces discussions avec « sérieux et flexibilité ».
Donald Trump a averti le 19 février que l’Iran devait parvenir à un accord dans les dix à quinze jours, sous peine de « très mauvaises choses ». Il a également évoqué la possibilité d’une action militaire contre l’Iran lors de son discours sur l’état de l’Union, tout en exprimant sa préférence pour une solution diplomatique.
Les États-Unis ont déployé des avions de combat et des groupes d’attaque sur porte-avions dans la région, notamment l’USS Gerald R. Ford, qui a quitté la Crète à destination des côtes israéliennes. Plus d’informations sur les pourparlers sur Euronews
L’Iran a réagi aux tensions en tirant des missiles sur Israël l’été dernier et a menacé de riposter en cas d’attaque. Plusieurs pays ont commencé à retirer leur personnel diplomatique et à conseiller à leurs citoyens d’éviter de se rendre en Iran. Lire l’article du Hill sur les progrès des négociations