Home Accueil Des scientifiques découvrent la médecine tribale pour chiens de N. Ecija en tant qu’espèces végétales distinctes

Des scientifiques découvrent la médecine tribale pour chiens de N. Ecija en tant qu’espèces végétales distinctes

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Publié le 26 février 2026 04:46:00. Une plante traditionnellement utilisée par le peuple indigène Bugkalot de Nueva Ecija pour soigner les chiens a été officiellement reconnue comme une nouvelle espèce par des scientifiques, soulignant l’importance des savoirs ancestraux dans la recherche sur la biodiversité.

Une équipe de chercheurs de l’Université Ateneo de Manille a identifié cette espèce rare, baptisée Clerodendrum kelli, qui ne pousse que dans les forêts tropicales humides de montagne de la chaîne des Caraballo, dans la province de Nueva Ecija aux Philippines. La découverte, documentée en décembre 2025, met en lumière le rôle crucial des connaissances autochtones dans la science moderne.

Depuis des générations, la communauté Bugkalot utilise les feuilles de cette plante, localement appelée « kelli », réduites en pâte et mélangées à la nourriture, comme remède pour les chiens malades. Malgré cette utilisation séculaire, l’espèce n’avait jamais été formellement décrite dans la littérature scientifique.

C. kelli est un petit arbuste, atteignant environ un mètre de hauteur, qui se fond discrètement dans son environnement forestier. Il se caractérise par ses feuilles ovales vertes, dont le revers est d’un violet pâle, et ses fleurs blanches tubulaires qui émergent de bases rose rougeâtre. Contrairement à d’autres espèces du même genre, ses fleurs sont regroupées en grappes lâches plutôt qu’en amas denses.

Les chercheurs ont constaté que la plante est rare et difficile à trouver dans la nature. Son aire de répartition est extrêmement limitée, ne couvrant qu’environ huit kilomètres carrés, ce qui la place dans une situation d’extrême vulnérabilité. La perte d’habitat, due à la conversion des terres et aux glissements de terrain, en particulier sur les pentes abruptes où elle pousse, a considérablement réduit sa présence.

Bien que la zone soit officiellement protégée dans le cadre de la réserve forestière du bassin versant de Pantabangan-Carrangalan (PCWFR), la dégradation continue de l’habitat reste une menace pour l’espèce. Les scientifiques soulignent que l’utilisation traditionnelle de la plante par les Bugkalot n’est pas en cause dans sa rareté.

« Cette découverte souligne la manière dont les connaissances autochtones et la science peuvent se compléter, reliant la compréhension traditionnelle et formelle de la biodiversité. »

Bureau de recherche Ateneo

L’étude, intitulée « Clerodendrum kelli (Lamiaceae), une nouvelle espèce de Carranglan, Nueva Ecija, Philippines, et lectotypification de Clerodendrum mindorense », a été publiée en décembre 2025 dans le Gardens’ Bulletin Singapore. Les auteurs de l’article sont David Justin Ples, John Patykowski, Leonardo Udasco, John Charles Altomonte, Adriane Tobias et René Alfred Anton Bustamante.

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