Publié le 2025-10-10 05:43:00. Une équipe médicale chinoise a réalisé une percée en xénotransplantation, réussissant à implanter un foie de porc génétiquement modifié chez un patient de 71 ans souffrant de cancer du foie. Cette intervention pionnière a permis au patient de survivre 171 jours, établissant un record mondial et ouvrant de nouvelles perspectives pour les greffes d’organes.
- Première xénotransplantation hépatique réussie et publiée internationalement.
- Le foie de porc a fonctionné comme une « thérapie de transition » pendant 38 jours.
- Le patient est décédé 171 jours après l’opération de causes non liées à la greffe hépatique.
L’établissement de ce record mondial a été salué comme une avancée majeure dans le domaine de la xénotransplantation, c’est-à-dire l’utilisation d’organes animaux pour les transplanter chez l’homme. Le patient, un homme de 71 ans souffrant d’une cirrhose avancée due à une hépatite B et d’une volumineuse tumeur hépatique, n’avait pas d’autres options thérapeutiques après l’échec de la chimiothérapie et l’absence de donneur compatible. Après avoir obtenu le consentement du patient et de sa famille, les médecins de l’hôpital affilié à l’Université médicale d’Anhui ont procédé à cette chirurgie expérimentale.
L’opération a consisté à retirer la tumeur du patient et à greffer, sur le lobe gauche restant de son foie, un foie issu d’un porc âgé de 11 mois et modifié génétiquement. Le foie de porc a immédiatement montré une fonctionnalité adéquate, produisant de la bile sans signe de rejet aigu immédiat. Pendant 38 jours, cet organe hépatique substitut a rempli ses fonctions vitales, accordant ainsi un délai précieux au foie du patient pour potentiellement récupérer. Cependant, des complications, notamment des caillots sanguins, sont apparues après le 25ème jour. Le foie de porc a finalement été retiré le 38ème jour.
Par la suite, le patient a survécu grâce à la restauration partielle de sa fonction hépatique native. Son décès est survenu le 171ème jour après l’opération, des suites d’une hémorragie gastro-intestinale supérieure, un événement non directement lié à la xénotransplantation elle-même.
Un espoir prudent face aux défis
Le foie, en raison de sa complexité fonctionnelle, est considéré comme l’un des organes les plus difficiles à transplanter dans le cadre de la xénotransplantation. Cette étude démontre néanmoins que cette approche peut être cliniquement viable en tant que « thérapie de transition », offrant une solution temporaire en attendant une greffe d’organe humain.
« Cela ouvre réellement un nouvel horizon. Si j’ai une patiente qui a besoin de quelques semaines pour restaurer sa fonction hépatique, je réaliserai cette opération pour elle. »
Dr Heiner Wedemeyer, Professeur à la faculté de médecine de Hanovre (Allemagne), non impliqué dans l’étude
Bien que cette avancée suscite un optimisme prudent, les experts soulignent unanimement que cette technologie en est encore à ses balbutiements. Les auteurs de l’étude ont eux-mêmes précisé avoir obtenu des « informations clés » sur les défis et la faisabilité, mais qu’un long chemin reste à parcourir avant une application clinique généralisée.
Retrouvez l’actualité santé en suivant notre page de fans.
Pour des informations médicales approfondies, consultez le Réseau de Santé Liberté.
Abonnement gratuitE-newsletter « Sports Libres »
Ne manquez pas les événements populaires et l’actualité des stars
Utilisez l’application pour suivre l’actualité ! Cliquez ici pour télécharger l’application – Cliquez ici pour voir les détails de l’activité