Publié le 24 février 2026. Une opération coordonnée par Europol a permis de démanteler un réseau de trafiquants de drogue irlandais et de déjouer une menace potentielle contre des infrastructures critiques en Europe, grâce à une coopération policière transfrontalière renforcée.
Des trafiquants de drogue irlandais ont été arrêtés après avoir été suivis à travers trois pays européens, tandis qu’une opération parallèle a permis de déjouer des préparatifs d’attaques contre des infrastructures essentielles. L’opération, baptisée « Alliés 2026 », a mobilisé des unités de surveillance, de sécurité à bord et d’intervention spéciale de 12 États membres de l’Union européenne.
L’exercice, orchestré par l’agence de police de l’UE, Europol, s’est articulé autour de deux scénarios distincts. Le premier, nommé « Opération Shamrock », s’est concentré sur le suivi d’individus voyageant d’Irlande vers les Pays-Bas pour acquérir des drogues en utilisant des cryptomonnaies. Les équipes de surveillance ont retracé leurs mouvements entre les Pays-Bas, la France et l’Irlande. Les suspects ont été suivis jusqu’à Amsterdam, où ils ont rencontré des trafiquants, puis à Rotterdam, avant de se diriger vers la France en voiture, avec la drogue à bord, en s’arrêtant à Amiens et Rouen. Ils ont finalement rejoint Dublin depuis Cherbourg par ferry, où ils ont été interpellés par une unité d’intervention spéciale irlandaise après avoir été suivis jusqu’à un entrepôt.
Le second scénario, « Opération Cargill », visait des individus soupçonnés de planifier des attaques coordonnées contre des infrastructures critiques dans plusieurs pays. Ces suspects ont voyagé entre la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Allemagne, l’Autriche et la Roumanie, établissant des contacts et préparant leurs actions. L’objectif de l’opération était de prévenir des attaques contre des centrales électriques, un port pétrolier et un parc éolien.
Europol a souligné que l’exercice avait pour but de renforcer la coopération transfrontalière et l’interopérabilité entre les autorités répressives européennes.
« En simulant des scénarios croisés se déroulant dans plusieurs pays européens, cet exercice a testé la capacité des participants à lutter efficacement contre le trafic de drogue et les menaces hybrides. »
Europol
L’exercice a impliqué trois réseaux d’experts : le réseau ATLAS, un cadre de coopération pour les unités d’intervention spéciale (UES) luttant contre le terrorisme et la grande criminalité organisée ; le Groupe européen de surveillance (ESG), dédié au développement des capacités de surveillance secrète ; et le réseau des agents de sécurité à bord (EIFS), axé sur l’amélioration de la sécurité aérienne. Les participants ont également testé l’utilisation opérationnelle de la plateforme de communication tactique « NEOS », financée par l’UE, pour le partage d’informations en temps réel.
Les pays participants à l’exercice étaient l’Autriche, la Belgique, la Tchéquie, la France, l’Allemagne, la Hongrie, l’Irlande, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Portugal, la Roumanie et la Slovaquie.