Publié le 2025-10-27 02:21:00. Deux hommes d’une trentaine d’années, déjà connus des services de police pour des antécédents de vol, ont été arrêtés à Paris alors qu’ils tentaient de fuir à l’étranger après le spectaculaire cambriolage du musée du Louvre. L’enquête piste d’éventuels complices, y compris au sein du musée.
- Deux suspects ont été interpellés à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle et en Seine-Saint-Denis.
- Leur fuite imminente vers l’Algérie et le Mali a été déjouée.
- Des indices ADN et des témoignages suggèrent une possible complicité interne au musée.
Les deux individus, âgés d’une trentaine d’années et originaires de Seine-Saint-Denis, ont été appréhendés dans la nuit du 25 octobre, soit six jours après le vol audacieux de joyaux royaux. L’un des suspects a été arrêté alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour l’Algérie à l’aéroport Paris-Charles de Gaulle, tandis que le second a été localisé et interpellé en Seine-Saint-Denis, une banlieue au nord de Paris. Les enquêteurs soupçonnent que les deux hommes, tous deux déjà fichés pour vols, n’ont pas agi seuls et qu’ils ont pu recevoir des instructions extérieures.
Le cambriolage, qui s’est déroulé le 19 octobre au petit matin, a vu huit pièces de joaillerie dérobées en seulement sept minutes dans la galerie d’Apollon, une section dédiée aux trésors royaux du Louvre. L’estimation de la valeur des biens volés s’élèverait à près de 149,9 milliards de wons (environ 100 millions d’euros). Les malfaiteurs auraient utilisé un camion-échelle pour accéder au deuxième étage de la galerie, profitant d’un angle mort des caméras de surveillance extérieures, avant de briser une vitre. Ils auraient également eu recours à des équipements spécialisés, tels que des machines de découpe et un chalumeau.
Lors de leur fuite précipitée, les voleurs ont laissé derrière eux plusieurs indices cruciaux : un chalumeau, des casques, des gants, des gilets et même la couronne de l’impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III. Les autorités ont pu collecter plus de 150 éléments probants, notamment des traces d’ADN et des empreintes digitales, sur ces objets abandonnés. Ces analyses médico-légales ont joué un rôle déterminant dans l’identification de l’un des suspects arrêtés.
L’enquête s’oriente également vers une possible implication de personnel du musée. D’après des informations relayées par le quotidien britannique *The Telegraph*, des preuves numériques suggéreraient qu’un agent de sécurité aurait coopéré avec les cambrioleurs. « Des informations sensibles sur la sécurité ont été transmises, et c’est ainsi qu’ils ont découvert la faille », aurait confié une source anonyme des enquêteurs, évoquant la transmission de données confidentielles sur les dispositifs de sécurité.
La police a souligné que le commissaire Bequio déplorait les fuites d’information qui pourraient nuire à l’avancement de l’enquête, impliquant une centaine d’enquêteurs mobilisés pour retrouver les objets volés et appréhender l’ensemble des responsables. Les suspects peuvent être maintenus en garde à vue jusqu’à 96 heures, une période pendant laquelle les enquêteurs espèrent obtenir des informations déterminantes sur l’identité des complices et la localisation des joyaux dérobés.