Publié le 17 octobre 2025. Le numéro deux du chavisme, Diosdado Cabello, a menacé les États-Unis d’une riposte populaire en brandissant une machette, affirmant que le peuple vénézuélien était prêt à défendre la patrie.
- Diosdado Cabello a brandi une machette lors d’un événement public pour illustrer la volonté du peuple vénézuélien de défendre son territoire.
- Il a affirmé que les armes de la nation étaient désormais « entre les mains du peuple » pour faire face à d’éventuelles agressions étrangères, notamment des États-Unis.
- Ce geste rappelle celui du dictateur panaméen Manuel Noriega en 1988, qui avait également brandi une machette pour projeter une image de force.
Face à une situation qualifiée par le dirigeant vénézuélien de « phase d’agression » et de « siège », Diosdado Cabello a tenu des propos belliqueux envers les États-Unis. S’exprimant lors d’une conférence de presse du Parti Socialiste Unifié du Venezuela (PSUV), il a déclaré :
« Notre peuple dispose des armes de la nation pour protéger la patrie de tout ennemi. »
Diosdado Cabello, ministre de la Justice du Venezuela
Le vice-président du PSUV a expliqué que cette démarche visait à répondre aux moqueries concernant les armes traditionnelles des peuples indigènes du Venezuela. Il a qualifié ces derniers d' »experts silencieux en armes », ajoutant :
« Après, ce n’est pas la peine de demander du temps. Celui qui vient ici sait qu’un paysan avec une machette à la main va apparaître n’importe où, à n’importe quel coin (…) »
Diosdado Cabello
Le geste, réalisé au milieu d’un événement public, est interprété comme un symbole de la « milice paysanne » et de la détermination du peuple à se défendre. Cabello a précisé :
« Ils savent parfaitement quoi faire avec cet instrument lorsqu’ils travaillent dans les champs, ils le savent parfaitement, mais ils savent aussi qu’en fin de compte, c’est un instrument pour défendre notre patrie. »
Diosdado Cabello
Il a comparé cette attitude à celle d’autres peuples qui ont su défendre leur pays « même avec les dents, si nécessaire ». La posture de Cabello n’est pas sans rappeler celle du dictateur panaméen Manuel Noriega, qui avait brandi une machette lors d’un rassemblement politique en avril 1988, dans une démarche similaire visant à projeter une image de force face à ses adversaires.
La décision du Venezuela de placer les armes « entre les mains du peuple » intervient dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Washington, sous la présidence de Donald Trump, avait évoqué le recours à la « puissance militaire » face au régime de Nicolás Maduro. Le dirigeant vénézuélien a dénoncé cette posture, la qualifiant de
« la menace militaire la plus meurtrière et la plus extravagante de l’histoire. »
Nicolás Maduro
En réponse à ces menaces, le Venezuela a ordonné des exercices militaires permanents et encouragé l’enrôlement de civils formés au maniement des armes. Le cadre légal, inscrit dans la Constitution vénézuélienne, stipule que le monopole des armes appartient à l’État, qui a désormais décidé de les mettre à disposition de la population pour sa propre protection.
Il est à noter que le président Trump avait justifié le recours à la « puissance militaire » des États-Unis pour lutter contre un régime perçu comme une menace. Cette situation tendue a conduit à une militarisation de la société vénézuélienne, les citoyens étant appelés à se préparer à une éventuelle confrontation.
Le numéro deux du chavisme, Diosdado Cabello, brandit une machette face aux menaces américaines. Une démonstration de force et un appel à la mobilisation populaire pour défendre la patrie. pic.twitter.com/7mL73zuK2h
– Alerte mondiale (@AlertaMundoNews) 16 octobre 2025