Home Accueil Dornauer intente une action contre l’exclusion du SPÖ et fait appel à l’arbitrage – DiePresse.com

Dornauer intente une action contre l’exclusion du SPÖ et fait appel à l’arbitrage – DiePresse.com

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Publié le 2025-10-09 15:42:00. Georg Dornauer, suspendu du Parti social-démocrate autrichien (SPÖ) du Tyrol, a annoncé vouloir contester cette décision devant un tribunal arbitral fédéral. Il dénonce une procédure qu’il juge partiale et réclame un jugement équitable.

  • Georg Dornauer souhaite que le tribunal arbitral fédéral se saisisse de son cas.
  • Il estime que les instances locales du SPÖ, qui l’ont exclu, manquent d’impartialité.
  • L’ancien président du parti tyrolien a été sanctionné suite à une proposition de loi controversée.

L’ancien président du SPÖ du Tyrol et ex-vice-gouverneur Georg Dornauer a confirmé, jeudi dernier, qu’il allait faire appel de son exclusion du parti. Désormais qualifié de « député sauvage du Parlement de l’État », il espère obtenir justice auprès d’une instance fédérale. « Je suis fermement convaincu que le Tribunal fédéral d’arbitrage garantira un procès équitable », a-t-il déclaré, citant un rapport du « Quotidien tyrolien ».

Dans sa démarche, Georg Dornauer suggère que le comité exécutif du SPÖ fédéral prenne en charge la procédure d’arbitrage, compte tenu de l’importance et de la singularité de l’affaire. Il espère ainsi que le tribunal arbitral du parti annulera son exclusion, qu’il impute à un comité exécutif régional ayant fait preuve de partialité. Il pointe du doigt le chef du parti SPÖ, Philip Wohlgemuth, la présidente du groupe SPÖ au Parlement régional, Elisabeth Fleischanderl, ainsi que d’autres membres du parlement et du gouvernement, tous potentiellement influencés par des différends antérieurs au sein du groupe.

« J’ai été élu à la direction du Parti fédéral (BPV) à une écrasante majorité lors de la conférence du parti fédéral et je devrais également démissionner du BPV si j’étais exclu », a-t-il argué, estimant qu’une autorité de l’État ne pouvait légitimement statuer sur son mandat fédéral.

L’initiative de « fédéralisation » de la procédure évoquée par Dornauer fait référence à l’article 83, paragraphe 2, des statuts du SPÖ. Cette disposition permet au parti fédéral d’accepter une exclusion prononcée par une section régionale, si la « situation particulière et l’importance du cas » le justifient. Cette prise en charge nécessiterait une décision du comité exécutif fédéral. En cas de confirmation de l’exclusion par ce dernier, une saisine de la conférence fédérale du parti resterait une option.

Quelle faute est alléguée ?

Georg Dornauer conteste fermement les motifs de sa sanction. Il affirme qu’il n’est pas clair « de quelle faute je suis accusé ». Selon lui, la proposition qu’il a soumise au Parlement régional, visant à distribuer les bénéfices excédentaires du fournisseur d’énergie public Tiwag à l’État, et à utiliser une partie pour la garde d’enfants, n’aurait ni mis en danger le programme gouvernemental ni porté atteinte à la réputation du SPÖ.

Il rappelle que les députés peuvent voter par conscience, une pratique généralement acceptée sans conséquences majeures. Lui-même aurait agi en conscience, estimant que son « mandat libre doit être placé au-dessus de la discipline de coalition lorsqu’il est mis en balance avec les raisons de conscience ». Il a présenté cette motion seul, sans le soutien de ses collègues du SPÖ.

En novembre 2023, suite à un voyage de chasse controversé avec René Benko, Georg Dornauer avait déjà été contraint de quitter ses fonctions de vice-gouverneur et de chef du SPÖ du Tyrol. Depuis, des tensions publiques persistent avec la direction du parti. L’épisode de la proposition Tiwag a marqué un point culminant dans ce conflit, conduisant à son exclusion du groupe parlementaire et du parti régional.

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