Une équipe de chercheurs de l’université de Stanford, aux États-Unis, a annoncé une avancée potentiellement révolutionnaire : le développement d’un vaccin universel administré par voie nasale, capable de protéger contre un large éventail d’infections respiratoires, incluant le rhume, la grippe, le COVID-19 et certaines infections pulmonaires bactériennes.
Publiée le 19 dans la revue scientifique internationale Science, l’étude dirigée par le professeur Bali Pullendran démontre l’efficacité de ce vaccin sur des animaux, avec une protection observée pendant au moins trois mois contre le SARS-CoV-2 et le Staphylococcus aureus. Des effets protecteurs ont également été constatés contre d’autres coronavirus, tels que le SRAS et le SHC014, ainsi que contre la bactérie multirésistante Acinetobacter baumannii.
Le principe de ce vaccin diffère radicalement des approches traditionnelles. Contrairement aux vaccins classiques qui ciblent des agents pathogènes spécifiques, cette nouvelle méthode modifie l’environnement immunitaire des poumons, offrant une protection plus large, quel que soit le type d’agent infectieux. L’étude révèle que le vaccin stimule fortement l’activité des macrophages, un type de globules blancs présents dans les poumons.
Selon le professeur Pullendran, les résultats sont prometteurs : « Il a eu un effet protecteur non seulement contre les virus de la grippe, du coronavirus et du rhume, mais aussi contre presque tous les virus, de nombreux types de bactéries que nous avons testés et même les allergènes. » Les tests sur des souris ont montré une réduction significative de la charge virale dans les poumons, de un sur 100 à un sur 1 000, grâce à une élimination rapide des virus par le système immunitaire.
Les chercheurs ont également observé le développement rapide de réponses immunitaires spécifiques, impliquant des lymphocytes T et des anticorps, ainsi que la formation de structures lymphoïdes ectopiques dans les poumons des souris vaccinées. Ces observations confirment, selon l’équipe, la faisabilité d’un vaccin universel contre un large spectre d’infections respiratoires.
L’étude s’appuie sur des analyses de la réponse immunitaire de souris vaccinées contre les souches de grippe de 2021 et 2024, ainsi que contre le BCG (vaccin contre la tuberculose). À ce stade, l’équipe du professeur Pullendran prépare des essais cliniques sur des humains pour évaluer l’efficacité et la sécurité de ce vaccin innovant.