Seulement un dixième des biosimilaires en développement en Europe devraient effectivement arriver sur le marché, mettant en péril les économies potentielles et l’accès aux traitements biologiques pour les patients.
Selon les données disponibles, seulement 10 % du pipeline actuel de biosimilaires en Europe sont sur la trajectoire pour une commercialisation. L’incertitude plane sur les 90 % restants, dont la mise sur le marché pourrait être compromise par de faibles volumes de ventes ou par le fait que ces médicaments sont destinés au traitement de maladies rares.
Depuis 2006, la concurrence des biosimilaires a déjà permis d’améliorer considérablement l’accès aux médicaments biologiques en Europe, avec environ sept milliards de jours de traitement sûrs et efficaces. Cette concurrence a également généré des économies significatives pour les systèmes de santé, totalisant 56 milliards d’euros de réductions cumulées des coûts des traitements biologiques, dont 6 milliards d’euros rien qu’en 2024.
Plus de 100 biosimilaires ont été approuvés pour près de 30 médicaments de référence, témoignant de la rigueur des normes scientifiques du processus d’autorisation européen. L’impact positif sur les patients est également notable, avec un accès plus rapide aux thérapies biologiques grâce à l’évolution des protocoles de traitement et à la suppression des restrictions d’accès liées aux coûts.
Les sociétés médicales et les organismes payeurs ont revu leurs pratiques, notamment en supprimant les mesures de limitation des coûts, ce qui a permis de libérer le potentiel des traitements biologiques.