Home Santé Ils découvrent combien de tasses de café par jour réduisent le risque de démence, selon une étude

Ils découvrent combien de tasses de café par jour réduisent le risque de démence, selon une étude

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Publié le 22 février 2026. Une étude de grande envergure menée aux États-Unis suggère qu’une consommation modérée de café, et plus particulièrement de café contenant de la caféine, pourrait être associée à un risque réduit de démence et à de meilleures performances cognitives sur le long terme.

  • La consommation de deux à trois tasses de café contenant de la caféine par jour semble offrir la protection la plus significative.
  • L’étude, basée sur le suivi de plus de 131 000 adultes pendant plus de quatre décennies, a identifié un risque de démence 18 % inférieur chez les plus grands consommateurs de café caféiné.
  • La consommation de thé, en particulier à raison d’une à deux tasses par jour, a également été associée à des effets bénéfiques similaires.

Les résultats de cette vaste recherche, publiée dans la revue JAMA en février 2026, reposent sur l’analyse de deux cohortes de suivi à long terme : l’étude sur la santé des infirmières (86 606 femmes suivies entre 1980 et 2023) et l’étude de suivi des professionnels de la santé (45 215 hommes suivis entre 1986 et 2023). Au début du suivi, aucun des participants ne présentait de diagnostic de cancer, de maladie de Parkinson ou de démence.

Sur une période allant jusqu’à 43 ans – avec une médiane de 37 ans – 11 033 cas de démence ont été recensés, identifiés grâce aux actes de décès et aux diagnostics médicaux. Tout au long de l’étude, les chercheurs ont recueilli des données sur les habitudes alimentaires des participants tous les deux à quatre ans, à l’aide de questionnaires validés, permettant ainsi une analyse précise de leur consommation de café et de thé.

Après ajustement pour tenir compte de divers facteurs susceptibles d’influencer les résultats, les auteurs ont constaté que les participants appartenant au quartile supérieur de consommation de café contenant de la caféine présentaient un risque de démence inférieur de 18 % à celui du quartile inférieur. En termes absolus, cela correspond à 141 cas pour 100 000 années-personnes dans le groupe le plus consommateur, contre 330 cas dans le groupe le moins consommateur.

L’impact positif ne s’est pas limité au diagnostic clinique de la démence. L’étude a également évalué la déficience cognitive subjective, mesurée par un questionnaire portant sur la perception personnelle de la mémoire et des difficultés de raisonnement. Dans ce domaine, 7,8 % des personnes ayant la consommation la plus élevée de café caféiné ont signalé des troubles cognitifs, contre 9,5 % dans le groupe ayant la consommation la plus faible.

Par ailleurs, des tests neuropsychologiques téléphoniques ont été réalisés auprès des femmes participant à l’étude sur la santé des infirmières, afin de mesurer leur fonction cognitive objective. Celles qui consommaient le plus de café caféiné ont obtenu des scores légèrement plus élevés au test d’état cognitif téléphonique (TICS), un outil largement utilisé pour évaluer l’état mental, ainsi qu’à une mesure globale de la cognition intégrant six tests différents. Bien que la différence en termes de cognition globale n’ait pas atteint un seuil de signification statistique, la tendance observée était cohérente avec les autres résultats.

L’analyse a également pris en compte la consommation de thé, qui a montré des associations similaires avec un risque réduit de démence et de meilleurs résultats cognitifs, en particulier pour une consommation d’une à deux tasses par jour. En revanche, le café décaféiné n’a pas révélé de lien significatif avec une réduction du risque de démence ou une amélioration des performances cognitives, ce qui renforce l’hypothèse selon laquelle la caféine joue un rôle central dans les effets observés.

Les chercheurs ont identifié une relation inverse non linéaire entre la consommation de café contenant de la caféine et le risque de démence, ce qui signifie que les bénéfices ne croissent pas indéfiniment avec des quantités plus importantes. Au contraire, les effets les plus marqués se sont concentrés sur des niveaux de consommation modérés, de l’ordre de deux à trois tasses par jour.

Dans leurs conclusions, les auteurs soulignent qu’une consommation accrue de café et de thé contenant de la caféine est associée à un risque plus faible de démence et à des résultats cognitifs légèrement plus favorables. Ils précisent qu’il s’agit d’une étude observationnelle – et non d’un essai clinique – mais soulignent que la durée du suivi, la taille de l’échantillon et la distinction entre le café caféiné et décaféiné renforcent la fiabilité des résultats.

Ces travaux apportent de nouvelles données à un débat scientifique qui reste ouvert depuis des années et suggèrent qu’une consommation modérée de café contenant de la caféine pourrait faire partie des habitudes associées à un vieillissement cognitif plus sain.

EDWIN CAICEDO

Journaliste Environnement et Santé

@CaicedoUcros

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