Publié le 2025-10-27 12:10:00. L’Agence européenne pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) tire la sonnette d’alarme : le clade 1b du mpox, la souche la plus virulente, semble se propager localement en Europe et aux États-Unis. Cette évolution inquiète les autorités sanitaires qui appellent à une vigilance accrue et rappellent l’importance de la vaccination.
- Des cas de mpox clade 1b, auparavant confiné à certaines régions d’Afrique, sont désormais détectés en Europe et aux États-Unis, sans lien direct de voyage avec les zones d’endémie.
- L’ECDC suggère que la transmission pourrait s’opérer au sein des réseaux sexuels entre hommes dans les pays européens.
- La vaccination reste la mesure de protection la plus efficace, y compris la vaccination post-exposition.
Jusqu’à récemment, le clade 1b du virus mpox, considéré comme le plus dangereux, était principalement circonscrit à la République démocratique du Congo et à quelques autres nations africaines. Le clade 2, plus doux, avait circulé largement en Europe et dans le reste du monde à partir de 2022. Cependant, une première alerte avait été donnée il y a environ un an avec la découverte d’un cas de clade 1b en Suède chez un homme qui avait voyagé en Afrique. Ce cas avait suscité une attention internationale significative.
Désormais, l’Agence européenne pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) met en garde contre une nouvelle tournure des événements. Le clade 1b du mpox commence à être signalé comme étant transmis localement en Europe et aux États-Unis, une situation nouvelle qui demande une vigilance renouvelée. L’Espagne a enregistré son premier cas national le 10 octobre, suivie par les Pays-Bas une semaine plus tard. L’Italie a ensuite rapporté deux cas et le Portugal un, tous contaminés sur leur territoire.
Les nouvelles infections concernent majoritairement des hommes, dont certains s’identifient comme hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Fait notable, aucun de ces individus n’avait voyagé dans les régions du monde où le clade 1b est actuellement en large circulation. « Cela suggère que la transmission peut avoir lieu dans les réseaux sexuels entre hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes dans les pays européens », précise l’ECDC dans son communiqué. Parallèlement, trois cas de contamination locale par le clade 1b ont été identifiés en Californie, aux États-Unis.
Face à cette situation, l’ECDC recommande un ensemble de mesures préventives. La transmission du mpox s’effectue principalement par contact direct, qu’il s’agisse de rapports sexuels ou de contact peau à peau avec une personne infectée. Le vaccin mpox actuellement disponible s’est avéré efficace contre le clade 1b. L’agence de santé publique préconise donc un accès facilité aux tests et à la vaccination, ainsi qu’un renforcement de la surveillance par les autorités sanitaires nationales.
En Suède, la vaccination contre le mpox est proposée aux personnes considérées comme présentant un risque accru d’exposition. Une protection complète nécessite deux doses. Une étude menée sous la direction de chercheurs suédois est également en cours pour évaluer l’efficacité d’une troisième dose de vaccin. Il est important de noter que le vaccin peut également offrir une protection s’il est administré après un contact avec une personne porteuse du virus. L’ECDC encourage ainsi les médecins à envisager la vaccination post-exposition (VPE) dans les cas avérés.
Les symptômes typiques du mpox incluent l’apparition d’éruptions cutanées sur différentes parties du corps. Fièvre, toux et autres symptômes pseudo-grippaux peuvent également survenir. Bien que la plupart des infections guérissent spontanément, une hospitalisation peut s’avérer nécessaire dans certains cas. Le mpox a connu une propagation mondiale depuis 2022. Depuis 2024, une variante virale plus sévère a commencé à circuler hors d’Afrique. L’Organisation mondiale de la santé avait d’ailleurs classé la situation comme une urgence de santé publique de portée internationale entre août 2024 et septembre 2025.