Publié le 2024-09-14 15:00:00. Les dévastations causées par de récentes inondations sur la côte sud de la mer Noire, et particulièrement dans le village de vacances d’Elenite, ont mis en lumière les conséquences d’une urbanisation non maîtrisée, des constructions abusives et potentiellement criminelles, au-delà des seuls effets du changement climatique.
- Les autorités ont décrété une interdiction totale d’accès au village de vacances Elenite suite aux graves inondations.
- Des constructions empiétant sur le lit de la rivière sont pointées du doigt comme une cause majeure des dégâts.
- La situation reste sous haute surveillance, avec une réouverture du site conditionnée à une nouvelle évaluation des risques.
Alors que la nuit dernière a été relativement calme, sans les fortes précipitations redoutées, les conséquences de la crue continuent de se faire sentir sur le littoral bulgare de la mer Noire. Le village de vacances Elenite demeure inaccessible au public, malgré l’accalmie des pluies et un vent désormais dominant. Un dispositif de sécurité est maintenu pour empêcher toute descente dans les zones basses des villas touchées par les flots.
Les images sur place témoignent d’un chaos impressionnant. La force de l’eau, qui a quitté les zones bétonnées et les chantiers, a emporté avec elle débris, arbres et végétation. Ce spectacle apocalyptique est le résultat, selon bTV, de constructions d’hôtels et de villas édifiées directement sur le lit de la rivière, souvent encaissées dans des tunnels. Ces infrastructures, jugées « complètement petites » et inadéquates pour absorber le débit d’eau lors de pluies intenses, n’ont pu retenir la furie de la crue, désormais spectaculaire sous la forme d’une cascade de gros blocs de béton.
Le village station restera fermé jusqu’à nouvel ordre. Une réunion de la cellule de crise régionale est prévue ce mercredi afin d’évaluer les risques et de déterminer les conditions d’un retour des résidents et de la reprise du nettoyage. Hier, une brève autorisation de retour avait été accordée aux habitants pour récupérer des effets personnels essentiels tels que médicaments, documents et argent.