Publié le 2024-03-06 10:00:00. Elon Musk fait face à un nouveau défi judiciaire alors que quatre anciens dirigeants de Twitter, licenciés peu après son acquisition, réclament 128 millions de dollars en indemnités de départ. Cette affaire met en lumière les tensions post-acquisition et les litiges sur les conditions de départ des cadres supérieurs.
- Quatre anciens cadres de Twitter réclament 128 millions de dollars à Elon Musk pour des indemnités de départ non versées.
- Ces dirigeants, dont l’ancien PDG Parag Agrawal, auraient été licenciés suite à des désaccords concernant le rachat de la plateforme en 2022.
- Un précédent règlement à l’amiable a concerné un recours collectif de 6 000 anciens employés pour des indemnités de départ jugées insuffisantes ou inexistantes.
L’acquisition de Twitter par Elon Musk en 2022 avait marqué le début d’une période de turbulences pour l’entreprise, rebaptisée depuis X. Parmi les premières décisions du nouveau propriétaire figurait le licenciement de plusieurs figures de proue, parmi lesquelles le PDG Parag Agrawal, le directeur financier Ned Segal, ainsi que les avocats Sean Edgett et Vijaya Gadde. Selon les informations disponibles, ces derniers n’auraient jamais reçu les indemnités de départ promises. Le motif invoqué par les plaignants serait leur tentative de contraindre Elon Musk à honorer son engagement d’achat de 44 milliards de dollars, alors que ce dernier aurait cherché à se désengager de l’opération. La biographie d’Elon Musk par Walter Isaacson, citée dans le cadre de cette affaire, rapporte même des propos du milliardaire indiquant qu’il « traquerait chacun » des hauts dirigeants de Twitter « jusqu’au jour de leur mort ».
Bien qu’un dossier judiciaire fasse état d’un accord trouvé entre les parties, les détails de ce règlement restent pour l’heure confidentiels. Cette situation n’est pas isolée : Elon Musk et sa société X ont récemment trouvé un accord dans le cadre d’un recours collectif intenté par près de 6 000 anciens employés. Ces derniers s’étaient plaints de ne pas avoir reçu, ou d’avoir reçu de manière incomplète, les indemnités de départ dues suite à leurs licenciements.