Sanremo, pendant la semaine de son célèbre festival, voit exploser la demande de services d’escortes et de rencontres pour adultes, un phénomène qui reflète l’effervescence et les transformations sociales de l’événement.
Selon les données de SimpleEscort, une plateforme internationale de divertissement pour adultes, les recherches en ligne pour « escort sanremo » ont augmenté de 45 % et celles pour « escort trans sanremo » de 27 % durant la semaine du 17 au 24 février. Cette hausse significative coïncide avec l’afflux de population dans la province d’Imperia : artistes, professionnels de la musique, journalistes et spectateurs contribuent à une augmentation de l’activité et, par conséquent, de l’offre de services.
Ce qui distingue cette année, c’est l’évolution des demandes. L’offre a augmenté de 30 % par rapport à 2025, et les professionnels du secteur soulignent une tendance à l’organisation. Les rendez-vous sont planifiés à l’avance, les dîners programmés et la participation à des événements parallèles est de plus en plus fréquente. Sanremo semble ainsi transformer ce marché en un véritable agenda, avec des créneaux horaires et des réservations, presque comme une extension du calendrier officiel du festival.
Francesca, 45 ans, escort résidant à Sanremo, confie une ambivalence face à cette période. « Je préfère la tranquillité du reste de l’année », explique-t-elle. « Il y a trop de monde, trop de chaos, et on perd beaucoup en intimité. Le festival n’est pas toujours synonyme de bonnes affaires. » Elle privilégie une clientèle régulière ou locale, estimant que le rythme effréné de la ville complique les choses.
Elena, 31 ans, originaire de Milan et professionnelle itinérante suivant les grands événements, a une vision différente. Elle considère Sanremo comme une étape incontournable depuis quatre ans. « Je réserve mon appartement trois mois à l’avance », précise-t-elle, notant un changement dans sa clientèle : moins d’appels de dernière minute, plus de rendez-vous planifiés. « Beaucoup recherchent ce qu’on appelle une “GFE”, une *Girlfriend Experience* », explique-t-elle. Il s’agit, selon elle, de bien plus que de simples rencontres privées : les clients recherchent de la compagnie, des dîners, des sorties, quelqu’un pour échapper à la pression de l’Ariston.
La demande d’accompagnateurs masculins est également en hausse, comme l’atteste Leonardo, 28 ans, gigolo veronais. « Beaucoup de clientes recherchent un compagnon capable de sociabiliser », explique-t-il. Il s’agit souvent de femmes entre 40 et 50 ans, des professionnelles ou des invitées étrangères, qui souhaitent simplement partager la soirée avec quelqu’un sans complications. « On me présente comme un ami cher », sourit-il.
La mobilité géographique est également frappante : 70 % des annonces publiées dans la province d’Imperia concernent des professionnels en déplacement, principalement de Milan et de la France voisine. Sanremo devient ainsi un centre d’activité temporaire, une sorte de marché parallèle où l’offre et la demande se rencontrent pendant quelques jours avant de disparaître.
Les prix, naturellement, augmentent. Le rapport indique une hausse moyenne de 25 %, en raison de la forte demande en hébergement et de l’augmentation des coûts logistiques. Mais au-delà des chiffres, c’est le changement culturel qui est notable : moins d’improvisation, plus de recherche d’expériences sociales. Beaucoup recherchent simplement de la compagnie, quelqu’un avec qui discuter après une journée de conférences de presse, de répétitions et de retransmissions en direct. Le festival, en fin de compte, est une immense machine à créer du lien social, et même derrière les paillettes, chacun cherche à ne pas se sentir seul, du moins jusqu’à la dernière chanson.