Publié le 24 février 2026. Une nouvelle étude révèle que grandir sans frères et sœurs influence la structure et le fonctionnement du cerveau adulte, mais l’environnement familial joue un rôle déterminant dans ce développement.
De plus en plus de familles à travers le monde optent pour un seul enfant. Que ce soit un choix délibéré ou non, cela signifie qu’un nombre croissant d’enfants grandissent sans l’expérience de partager leur vie avec des frères et sœurs.
Mais quel est l’impact réel de cette situation sur le cerveau et le comportement de ces enfants uniques ? Jusqu’à présent, les recherches ont donné des résultats variables, certaines études suggérant une plus grande compétence sociale et une meilleure réussite scolaire chez les enfants uniques, tandis que d’autres pointent vers un risque accru de problèmes de comportement.
Des chercheurs de l’Hôpital général de l’Université médicale de Tianjin en Chine, ainsi que d’autres institutions, ont entrepris d’y voir plus clair. Leur récente étude, publiée dans la revue Human Behavior, a examiné comment grandir sans frères et sœurs affecte le cerveau et le comportement des adultes. « Avec l’augmentation mondiale des familles avec un seul enfant, il est crucial de comprendre les effets du fait de grandir sans frères et sœurs (GWS) sur le cerveau adulte, le comportement et les mécanismes sous-jacents », expliquent Jie Tang et Jing Zhang, ainsi que leurs collègues.
Pour leur analyse, les chercheurs ont utilisé les données de la cohorte CHIMGEN, en comparant 2 397 paires de participants soigneusement appariés : un enfant unique face à une personne ayant des frères et sœurs. Ils ont étudié la structure cérébrale, la fonction cérébrale, les compétences cognitives, la personnalité et la santé mentale.
Les résultats ont révélé des schémas spécifiques chez les enfants uniques : une plus grande intégrité des fibres du langage, une intégrité moindre des fibres motrices, un volume cérébelleux plus important, un volume cérébral global plus petit et une activité cérébrale spontanée frontotemporale plus faible. Parallèlement, ils ont observé des associations positives avec les performances cognitives et la santé mentale.
Il est intéressant de noter que bon nombre de ces effets ne sont pas directement liés au fait d’avoir ou non des frères et sœurs, mais plutôt à l’environnement familial. Le statut socio-économique, la qualité des soins maternels et le soutien familial jouent un rôle majeur. Cela signifie que des interventions visant à enrichir les expériences et les capacités des enfants uniques peuvent améliorer leur développement cérébral, leur santé mentale et leurs comportements.
Le cliché de « l’enfant unique gâté » est donc remis en question. Le cerveau et le comportement des enfants uniques semblent complexes et fortement influencés par l’environnement dans lequel ils grandissent, offrant ainsi de nombreuses opportunités d’influencer positivement leur développement.
Pour en savoir plus sur les conseils d’un psychologue pour les parents d’enfant unique, consultez cet article.
Source : Hôpital général de l’université médicale de Tianjin
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