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enseignements tirés de l’analyse de bioimpédance et de l’imagerie par résonance magnétique – CIRC

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Publié le 10 octobre 2025. Une nouvelle étude internationale suggère que les mesures de volume des organes, obtenues par imagerie médicale, pourraient améliorer la prédiction des risques de certaines maladies graves, offrant ainsi une perspective plus fine que les indicateurs corporels classiques.

  • L’analyse de données de plus de 40 000 personnes a montré que l’ajout de volumes d’organes (foie, pancréas, rate, reins) issus de l’IRM affinait la prévision des risques de mortalité toutes causes confondues, de cancer global, de cancer lié à l’obésité et de diabète de type 2.
  • Les indicateurs basés sur l’analyse d’impédance bioélectrique (BIA) n’ont, en revanche, pas significativement amélioré la précision prédictive par rapport aux mesures corporelles standards comme l’indice de masse corporelle (IMC) ou le tour de taille.
  • Ces découvertes soutiennent la vision de l’obésité comme une maladie systémique chronique, caractérisée par des altérations fonctionnelles des tissus et organes, plutôt qu’une simple accumulation de graisse corporelle.

Menée par des chercheurs du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), en collaboration avec le Centre Léon Bérard de Lyon et l’Université de Ratisbonne en Allemagne, cette étude approfondie s’est penchée sur divers indicateurs anthropométriques pour mieux cerner les risques pathologiques. Les travaux, publiés dans la revue *BMC Medicine*, se sont appuyés sur les données de la sous-étude d’imagerie UK Biobank, incluant plus de 40 000 participants suivis pendant une moyenne de 6,6 ans.

Les résultats indiquent que l’intégration de volumes d’organes déterminés par résonance magnétique (IRM) – tels que ceux du foie, du pancréas, de la rate et des reins – enrichit la capacité prédictive concernant la mortalité globale, le risque de développer certains cancers (généraux et liés à l’obésité) ainsi que le diabète de type 2. Cependant, cette approche n’a pas démontré d’amélioration pour la prédiction des maladies cardiovasculaires. L’étude a par ailleurs constaté que les mesures issues de l’analyse d’impédance bioélectrique (BIA) n’apportaient généralement pas de valeur ajoutée significative par rapport aux indicateurs de taille corporelle plus traditionnels.

Ces conclusions soulignent l’importance potentielle des mesures de volume des organes, obtenues par IRM, pour aller au-delà des indicateurs anthropométriques conventionnels dans l’évaluation des risques pour la santé liés à l’obésité. Les chercheurs avancent que les modifications fonctionnelles et morphologiques des organes, engendrées par un excès d’adiposté, pourraient jouer un rôle clé dans la discrimination de certains risques pathologiques. Cette perspective s’inscrit dans le cadre diagnostique évolutif de l’obésité clinique, conceptualisée comme une maladie chronique affectant l’ensemble de l’organisme par des altérations tissulaires et organiques dues à un excès de graisse corporelle.

Gan Q, Freisling H, Peruchet-Norary L, Fontvieille E, Matta K, Zhai Y et al.
Adiposité, mortalité et risque de maladie : enseignements tirés de l’analyse de bioimpédance et de l’imagerie par résonance magnétique
BMC Med. Publié en ligne le XX octobre 2025 ;
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