Publié le 28 octobre 2025 16:03:00. La sénatrice de l’Iowa, Joni Ernst, plaide pour un renforcement du contrôle des cartes de crédit utilisées par les employés fédéraux, après la découverte d’utilisations potentiellement abusives, notamment dans des établissements à haut risque.
- Environ 4,6 millions de cartes de crédit étaient actives au sein du gouvernement fédéral en mars, générant 40 milliards de dollars de dépenses l’an dernier.
- Un rapport a révélé que 32 employés du ministère de l’Énergie auraient détourné des fonds pour des frais de déplacement, tandis qu’une autre évaluation a identifié 11 000 transactions dans des casinos et bars.
- La sénatrice propose l’activation de mécanismes de déclenchement par les émetteurs de cartes pour refuser automatiquement les transactions suspectes.
Ces révélations font suite à un rapport de l’inspecteur général en août, qui avait mis en lumière des dépenses jugées abusives par 32 employés du ministère américain de l’Énergie, s’élevant à environ 15 000 dollars de frais de déplacement. Plus alarmant encore, une autre évaluation a révélé 11 000 transactions effectuées auprès de commerçants considérés comme à haut risque, tels que les casinos et les bars.
« Je ne vois pas vraiment où les crédits gouvernementaux pourraient être utilisés dans ce type d’établissements, donc je ne sais pas quel genre de travail gouvernemental se déroule là-bas. »
Joni Ernst, sénatrice
Face à ces constats, Joni Ernst préconise une collaboration accrue entre le gouvernement et les sociétés émettrices de cartes de crédit. L’idée serait de mettre en place des systèmes d’alerte qui refuseraient automatiquement toute transaction effectuée dans des lieux jugés à risque. Cette démarche intervient quelques mois après une mesure prise par le président Trump en février, qui avait gelé l’utilisation de la quasi-totalité des cartes de crédit professionnelles, à l’exception de celles destinées à des services jugés essentiels. Cet été, le Département de l’Efficacité Gouvernementale (DOGE) a annoncé avoir désactivé plus d’un demi-million de cartes de crédit précédemment délivrées aux agences et employés fédéraux, dans le cadre d’une démarche visant à mieux encadrer ces dépenses.