Publié le 6 février 2026 20:37:00. Se curer le nez, un geste banal pour beaucoup, pourrait avoir des conséquences insoupçonnées sur la santé, allant de simples infections à un risque accru de démence précoce, selon de récentes études.
- Se curer le nez est non seulement mal vu socialement, mais peut également entraîner des infections bactériennes, des saignements et des lésions osseuses.
- Des recherches suggèrent un lien entre cette habitude, médicalement appelée rhinotilexomanie, et le développement de la maladie d’Alzheimer.
- Les agents pathogènes peuvent pénétrer plus facilement dans le cerveau via le système olfactif lors de ce geste.
Se curer le nez est une habitude répandue, souvent inconsciente, que l’on retrouve chez des milliers de personnes à travers le monde. Bien que considérée comme un manque de politesse, cette pratique pourrait avoir des implications bien plus graves que de simples regards désapprobateurs.
Au-delà des risques d’infections bactériennes, de saignements de nez fréquents, de douleurs faciales et de potentielles lésions de la structure osseuse nasale, des études récentes mettent en lumière un lien troublant entre se curer le nez et le développement de la démence précoce, notamment la maladie d’Alzheimer.
L’équipe de chercheurs de l’Université de Western Sydney, en Australie, a ainsi suggéré que la rhinotilexomanie – le terme médical pour désigner l’habitude compulsive de se curer le nez – pourrait avoir des conséquences néfastes sur le cerveau. Leur travail s’appuie sur le fait qu’en introduisant les doigts dans les narines, les virus et les bactéries accèdent plus directement au système nerveux via le système olfactif, situé dans la cavité nasale et directement connecté à des zones cérébrales clés comme l’hippocampe.
L’hippocampe est une zone du cerveau particulièrement vulnérable dans la maladie d’Alzheimer. Les scientifiques soulignent que ce processus, découlant de l’habitude de se curer le nez, pourrait déclencher – ou accélérer – une neuroinflammation, une réponse immunitaire impliquée dans la pathogenèse de la maladie.
Cette hypothèse n’est pas nouvelle. Elle avait été évoquée pour la première fois en 1992, mais a gagné en crédibilité ces dernières années grâce à de nombreuses études. Le portail DW en a notamment fait état.
Par ailleurs, le portail Biomolécules souligne que la rhinotilexomanie pourrait compromettre la barrière défensive du microbiome nasal, facilitant ainsi l’entrée d’agents pathogènes dans le cerveau et augmentant le risque d’infections graves.
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