Publié le 2025-10-31 13:27:00. Une controverse éclate en Colombie suite aux allégations d’un militaire de réserve concernant l’état du président Gustavo Petro lors d’une visite dans la région de La Guajira. Un sous-officier aurait été marginalisé après avoir rapporté des faits jugés compromettants.
- Un major de la réserve de l’armée a affirmé qu’un sergent-chef avait été témoin de la présence du président Petro, apparemment sous l’emprise de l’alcool et de substances, lors d’un déplacement officiel.
- Selon le militaire de réserve, le sous-officier aurait été persécuté par sa hiérarchie après avoir signalé l’incident, le privant de soutien et l’isolant au sein de l’institution.
- La journaliste et candidate à la présidence, Vicky Dávila, a relayé ces accusations et appelé le sous-officier à témoigner publiquement pour sa propre protection.
Les faits rapportés par le major de réserve, lors d’une discussion en ligne modérée par Vicky Dávila, impliquent que le président Gustavo Petro aurait reçu une injection de sérum afin de pouvoir participer à une formation militaire. Le sous-officier, présent sur les lieux durant trois à quatre jours, aurait constaté l’état d’ébriété et de « drogue » du chef de l’État, sans intervention de la part des commandants présents.
Suite à son témoignage, le sous-officier aurait fait l’objet de représailles, se retrouvant écarté et sans soutien juridique, ce qui l’aurait rendu vulnérable à un harcèlement institutionnel. Vicky Dávila, s’indignant de la situation, a encouragé le militaire à s’exprimer ouvertement :
« Je l’inviterais à se manifester, malgré les conséquences ; dites au pays ce que vous avez vu, dites au pays ce qu’ils vous ont fait, dites au pays ce qui vous est arrivé, parce qu’ainsi, parmi tout ce pays, nous allons vous protéger, nous allons prendre soin de vous. »
Vicky Dávila, journaliste et candidate à la présidence
La journaliste a également critiqué le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, lui reprochant de ne pas défendre les forces publiques et de servir uniquement les intérêts du président Petro, qualifiant son attitude de « pusillanime ».
Vicky Dávila a comparé cette affaire à d’autres révélations publiques récentes, soulignant la tendance des lanceurs d’alerte à être sanctionnés ou marginalisés au sein des institutions, lamentant un environnement qui pénalise ceux qui dénoncent des irrégularités dans les forces armées.
Par ailleurs, un récent classement des présidents sud-américains par CB Consultora Opinion Pública place Gustavo Petro en septième position en octobre 2025, avec 38,1 % d’approbation et 59,7 % d’image négative. Ce sondage, réalisé auprès de plus de 11 500 personnes, montre une légère baisse de popularité pour le président colombien par rapport au mois de septembre.