Home Santé Étude : Le rayonnement sans fil augmente les dommages à l’ADN causés par le produit chimique toxique qu’est le chrome hexavalent

Étude : Le rayonnement sans fil augmente les dommages à l’ADN causés par le produit chimique toxique qu’est le chrome hexavalent

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Publié le 20 février 2026 à 06h53. Une nouvelle étude révèle que la combinaison d’une exposition au chrome hexavalent et aux rayonnements électromagnétiques sans fil peut provoquer des dommages à l’ADN, soulignant les risques potentiels d’une exposition simultanée à plusieurs facteurs de stress environnementaux.

  • L’exposition combinée au chrome hexavalent et aux rayonnements sans fil, même à faibles doses, induit une génotoxicité accrue dans les cellules embryonnaires de souris.
  • Cette génotoxicité se manifeste par des cassures de l’ADN double brin, pouvant entraîner des mutations et, à terme, un risque accru de cancer.
  • Les chercheurs insistent sur la nécessité d’évaluer les effets biologiques des rayonnements électromagnétiques dans des contextes environnementaux réalistes, où l’exposition à plusieurs facteurs de stress est la norme.

Des chercheurs ont mis en évidence un effet synergique inquiétant entre le chrome hexavalent et les rayonnements électromagnétiques (RF-EMF). L’étude, publiée dans Communications on Biochemical and Biophysical Research, a exposé des cellules embryonnaires de souris au chrome hexavalent pendant 12 heures, puis aux rayonnements sans fil (1 800 MHz) pendant 15 minutes. Si l’exposition isolée aux rayonnements n’a montré aucun effet notable, la combinaison des deux agents a entraîné une augmentation significative des dommages à l’ADN.

Plus précisément, les chercheurs ont observé une augmentation des cassures de l’ADN double brin, des lésions potentiellement graves qui, si elles ne sont pas réparées correctement, peuvent conduire à des mutations chromosomiques et, à terme, favoriser le développement de cancers.

Ces résultats confirment une tendance observée dans d’autres recherches, qui suggèrent que les champs électromagnétiques non ionisants peuvent amplifier les effets toxiques d’autres substances. Par exemple, des études ont montré que le noir de carbone, un polluant atmosphérique particulièrement nocif, peut prolonger l’inflammation et augmenter la toxicité cellulaire en présence de signaux Wi-Fi. De même, l’atrazine, un pesticide reconnu pour ses effets perturbateurs sur le système endocrinien, voit son impact renforcé par l’exposition aux champs électromagnétiques de lignes à haute tension, comme le révèle une étude spécifique. Des rapports indiquent également que les enfants exposés simultanément au plomb et aux rayonnements sans fil présentent des symptômes de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH) plus prononcés que ceux exposés uniquement au plomb.

Selon les auteurs de l’étude, ces découvertes soulignent l’importance d’évaluer les risques pour la santé liés aux rayonnements électromagnétiques dans des contextes environnementaux plus réalistes, où l’exposition à plusieurs facteurs de stress est courante.

« Ces résultats soulignent la nécessité d’évaluer les effets biologiques des RF-EMF dans des contextes environnementaux réalistes et multi-stresseurs pour évaluer plus précisément les risques potentiels pour la santé. »

Auteurs de l’étude

Face à cette accumulation de preuves, il est crucial de prendre des mesures pour réduire l’exposition aux rayonnements sans fil. L’organisation EHS fournit des conseils simples, tels que l’utilisation du haut-parleur pour les appels, le maintien des ordinateurs portables à distance du corps et la préférence pour les connexions Ethernet filaires. Parallèlement, une action politique est nécessaire pour encadrer l’implantation des antennes-relais et limiter l’exposition de la population aux contaminants industriels présents dans l’air et l’eau.

Pour en savoir plus : Zhu, Ying et coll. (2026). Exposition au chrome hexavalent et à l’électromagnétique de 1 800 MHz le rayonnement peut induire de manière synergique des dommages à l’ADN intracellulaire dans les fibroblastes embryonnaires de souris. Communications on Biochemical and Biophysical Research

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