Home Santé Expédition Conicet sur la côte du Rio Negro : indignation face aux déchets retrouvés

Expédition Conicet sur la côte du Rio Negro : indignation face aux déchets retrouvés

0 comments 45 views

Plongée au cœur des canyons sous-marins de Patagonie : la science découvre un écosystème foisonnant, mais aussi les stigmates de la pollution humaine. Une mission audacieuse menée par le Schmidt Ocean Institute et le Conicet a révélé la richesse insoupçonnée de ces profondeurs, tout en tombant nez à nez avec des détritus plastiques.

Dans le cadre d’une expédition scientifique de grande envergure visant à percer les mystères de la marge continentale argentine, les chercheurs ont exploré des canyons sous-marins situés au large de la côte patagonienne. Cet environnement, où les profondeurs varient de 200 à plus de 5 000 mètres, constitue un véritable « moteur biologique ». La collision des courants froids des Malouines avec les eaux plus chaudes y génère une fertilisation naturelle exceptionnelle, qui soutient une biodiversité marine d’une richesse remarquable.

Cependant, cette exploration, d’une ambition rare ces derniers temps, a réservé une surprise de taille et bien peu réjouissante. Le robot sous-marin SuBastian, équipé de caméras haute définition, a navigué jusqu’à une profondeur de plus de 333 mètres. C’est là, au milieu de ce paysage marin préservé, que les scientifiques ont fait une découverte choquante : des sacs en plastique et divers autres détritus jonchaient le fond marin.

Face à ce constat désolant, les équipes ont pris la décision immédiate de procéder à un nettoyage. L’intégralité des déchets retrouvés a été remontée à la surface, dans le but de préserver l’intégrité et le développement naturel de cet écosystème sous-marin fragile.

Au-delà de cette triste réalité, la mission a également été l’occasion de faire des observations fascinantes et parfois touchantes. Parmi les « curiosités » qui ont illuminé la mission, une raie pastenague a fait une apparition remarquée en s’approchant du robot pour le « toucher », une interaction que les scientifiques ont affectueusement baptisée le « baiser de la raie ».

Plus loin, dans les profondeurs, une imposante méduse blanche, également connue sous le nom d’aguaviva, a déployé ses longs tentacules gélatineux, ondulant au gré des courants marins.

Une autre rencontre inattendue fut celle d’une anémone aux rayures rouges et blanches, dont l’apparence atypique lui a valu le surnom charmant d' »anémone en pyjama ». Ces organismes marins peuvent présenter une taille impressionnante, variant de 1,25 centimètre à 2 mètres de diamètre.

Ces découvertes, qu’elles soient le reflet de la fragilité de notre planète face à la pollution ou des merveilles de la vie sous-marine, soulignent l’importance cruciale de ces missions scientifiques pour mieux comprendre et protéger nos océans.

Leave a Comment

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.