Une explosion a visé la porte d’entrée d’une élue écologiste à Dietzenbach, en Allemagne. La police d’État a ouvert une enquête sur cet acte qualifié de « dangereux » par le ministre de l’Intérieur, sans qu’un mobile clair n’ait encore été établi.
La Sûreté de l’État enquête sur une explosion survenue dans la nuit de mercredi à jeudi à la porte d’entrée du domicile d’Edeltraud Chawla, co-présidente du parti écologiste (Grüne) à Dietzenbach, dans le district d’Offenbach. L’incident, qui a détruit une fenêtre de la porte, a profondément choqué la politicienne et sa famille. Les autorités n’excluent aucune piste, y compris une motivation politique.
« Je suis assez choquée, j’ai à peine dormi », a confié Edeltraud Chawla, indiquant devoir désormais composer avec la menace d’une agression dirigée contre elle et sa famille. Elle décrit une scène où, après la détonation vers 0 h 30, son mari est sorti pendant qu’elle alertait les services d’urgence. La détonation, entendue dans tout le quartier, avait suscité plusieurs appels à la police.
Selon les premiers éléments de l’enquête, des traces de fumée ont été constatées sur la porte, signe d’une détonation. Le vantail a été considérablement endommagé, pour un préjudice estimé à plusieurs milliers d’euros. La nature exacte de l’engin explosif reste indéterminée, mais les enquêteurs pensent qu’il était fixé à la porte.
Deux personnes ont été vues s’enfuyant à pied après l’explosion, et un SUV blanc a été repéré quittant le quartier. La police évalue actuellement des enregistrements vidéo et mène de nombreux entretiens dans l’espoir d’identifier les auteurs présumés. Un hélicoptère de la police a également été mobilisé.
La politicienne écologiste, qui est engagée en politique depuis quatre ans, s’est dite surprise par cet acte, n’ayant pas perçu d’hostilité particulière à son égard ou envers son parti dans son environnement local.
Le parti écologiste a qualifié cet événement d’« attaque contre notre ordre fondamental libéral et démocratique », soulignant que la violence envers les élus ne devrait pas avoir sa place dans une démocratie. Le ministre de l’Intérieur, Roman Poseck, a qualifié l’acte de « dangereux », tout en appelant à ne pas spéculer sur le mobile tant que l’enquête n’est pas terminée. Le groupe parlementaire de l’AfD a également fermement condamné l’agression, exigeant que les responsables soient poursuivis par la justice.