Thiès se tient aux aguets face à la Fièvre de la Vallée du Rift, mais la région n’a détecté aucun cas pour l’heure. Alors que des épidémies frappent les régions voisines, les autorités sanitaires de Thiès affirment que la vigilance reste le maître mot.
Dans un contexte d’inquiétude croissante liée à la Fièvre de la Vallée du Rift (FVR) qui sévit dans les régions de Saint-Louis, Matam et Louga, la région de Thiès se veut rassurante. Selon le Docteur Mama Moussa Diaw, directeur régional de la santé, aucun cas positif ni même suspect de cette maladie n’a été enregistré sur son territoire à ce jour.
« C’est important de revenir sur la situation épidémiologique de la région de Thiès dans ce contexte d’épidémie de la fièvre de la vallée du Rift au niveau de la région de Saint-Louis, des régions de Matam et de Louga », a souligné le Docteur Diaw, lors d’un point de presse samedi. Il a précisé que les services de santé n’avaient « pas encore enregistré de cas positif, ni même de cas suspect dans la région de Thiès ».
Malgré cette absence de cas, la surveillance épidémiologique est maintenue avec une attention particulière. Le système en place, qualifié de « surveillance sentinelle », est actif et fonctionne en étroite collaboration avec les services d’hygiène et de l’environnement. « Nous continuons à être vigilants parce que nous avons un système de surveillance », a-t-il assuré.
La vigilance ne concerne pas uniquement la FVR. La région de Thiès surveille également d’autres maladies à fièvre hémorragique, telles que la dengue, le chikungunya et la Mpox. À ce sujet, le Docteur Mama Moussa Diaw a indiqué que plus de 40 cas de dengue avaient été recensés dans les zones de Thiès et de Mbour. Concernant la Mpox, une douzaine de cas suspects se sont heureusement révélés négatifs.
Face à la proximité des régions touchées par la FVR, le Docteur Diaw a insisté sur le renforcement des mesures de prévention, particulièrement dans la manipulation des denrées alimentaires. Cela concerne les bouchers, les acteurs de l’élevage domestique et les transhumants. « La manipulation de la viande dans les abattoirs, que des produits laitiers, demande une hygiène maximale », a-t-il précisé. « Nous insistons sur ces mesures de prévention individuelles, pour éviter d’avoir des cas de fièvre de la vallée du Rift ».
Le directeur régional de la santé a également profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités locales concernant les campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). La région de Thiès n’en a pas reçu depuis plusieurs années, en raison d’une baisse des cas de paludisme. Or, l’hivernage de cette année est « particulièrement intense », favorisant la prolifération des gîtes larvaires et augmentant ainsi les risques, étant donné que « le dénominateur commun de ces maladies, c’est les moustiques ».