La fin du statut de protection temporaire (TPS) pour des milliers de Vénézuéliens ce vendredi 19 mars 2021 marque un tournant potentiellement dramatique. Cette mesure, initialement accordée en 2021 et dont l’annulation, promue par l’administration Trump, est désormais effective, risque de laisser de nombreuses familles sans permis de travail et de les exposer à une expulsion.
Face à cette situation, Willfredo Allen, un avocat spécialisé en droit de l’immigration, distingue trois profils distincts de personnes concernées. Chacun présente des enjeux juridiques et des perspectives d’avenir différents.
Le premier groupe comprend ceux qui ont déjà obtenu le statut d’asile politique ou dont le dossier est actuellement examiné par les tribunaux. Ces individus bénéficient d’une protection légale plus consolidée, bien que la fin du TPS puisse modifier certaines procédures administratives.
Un deuxième groupe est constitué de personnes qui n’avaient sollicité que le TPS et n’ont jamais entamé de démarches pour obtenir l’asile. Ces cas soulèvent des interrogations quant aux voies de régularisation possibles une fois le permis de travail caduc.
Enfin, un troisième ensemble de Vénézuéliens se trouve sous le coup d’un ordre d’expulsion définitif. Pour ces personnes, la perte du TPS représente une aggravation immédiate de leur situation, les exposant concrètement au risque d’éloignement du territoire.
Il est rappelé que les informations contenues dans ce texte ne sauraient être considérées comme un avis juridique. Pour toute situation personnelle, il est indispensable de consulter un avocat spécialisé.
Publié le 19 mars 2021 à 01h34 HNE. Mis à jour le 19 mars 2021 à 02h00 HNE.