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Financial Times : « L’Iran a un accord secret avec Moscou pour acheter des armes »

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Publié le 22 février 2026 à 22h40. L’Iran, confronté à une contestation intérieure et à des menaces extérieures, renforce ses alliances stratégiques et prépare des plans d’urgence, incluant une possible fuite de son guide suprême vers Moscou.

  • L’Iran a conclu un accord secret avec la Russie pour l’acquisition de milliers de missiles de défense aérienne de pointe.
  • L’ayatollah Ali Khamenei a mis en place des protocoles de succession et des plans d’urgence en cas d’attaque américaine ou israélienne.
  • Ali Larijani, ancien commandant des Gardiens de la révolution, a été placé à un poste clé pour gérer la crise et coordonner la politique étrangère.

Face à une vague de protestations et à des tensions croissantes avec les États-Unis, l’Iran semble se préparer à toutes les éventualités. Un accord secret conclu en décembre dernier avec la Russie prévoit la livraison de 500 systèmes de défense aérienne Verba, parmi les plus avancés de l’arsenal russe, ainsi que 2 500 missiles « 9M336 ».

Selon des sources citées par le Financial Times, l’ayatollah Ali Khamenei a également élaboré des plans d’urgence en cas d’attaque. Le New York Times révèle que ces plans incluent des ordres de succession à plusieurs niveaux et des chaînes de commandement d’urgence, afin d’assurer la continuité du pouvoir.

Au cœur de cette préparation, Ali Larijani, ancien commandant des Gardiens de la révolution et figure influente de la politique iranienne, a été promu à un rôle central. Il supervise désormais la répression des manifestations, la gestion des négociations nucléaires avec Washington et la coordination des relations avec les alliés de l’Iran, notamment la Russie, le Qatar et Oman. Il est également chargé de la planification militaire en anticipation d’une éventuelle attaque américaine.

Des responsables iraniens, des membres des Gardiens de la révolution et d’anciens diplomates ont confié au New York Times que Larijani est considéré comme l’un des gestionnaires de crise les plus fiables de Khamenei, bien qu’il ne soit pas considéré comme son successeur probable en raison de son statut de non-clergé de haut rang.

Parallèlement, des informations font état d’un plan de repli pour l’ayatollah Khamenei lui-même. Selon un rapport des services de renseignement, il envisagerait de se réfugier à Moscou si la situation en Iran devait dégénérer. Cette option serait motivée par l’admiration de Khamenei pour Vladimir Poutine et par la proximité culturelle entre l’Iran et la Russie. Ce plan s’inspirerait de l’évasion de Bachar al-Assad vers Moscou en 2024, lorsque Damas était menacée par les forces d’opposition.

Les États-Unis, de leur côté, semblent perplexes face à la résistance iranienne. Steve Witkoff, l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, a déclaré à Fox News que le président Donald Trump s’interroge sur les raisons pour lesquelles l’Iran n’a pas cédé à la pression américaine.

« Le président me l’a demandé ce matin. Je n’utiliserais pas le mot ‘frustré’ parce qu’il sait qu’il a beaucoup d’options, mais le président est curieux de savoir pourquoi ils ne se sont pas rendus, pourquoi ils n’ont pas capitulé, finalement »

Steve Witkoff, envoyé spécial américain au Moyen-Orient

Téhéran, cependant, envoie des signaux d’ouverture. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a indiqué à CBS qu’une solution diplomatique avec Washington restait possible et qu’une réunion était prévue le 24 février à Genève avec l’envoyé américain Steve Witkoff.

Malgré ces ouvertures, des tensions persistent. L’Iran a désigné les « forces navales et aériennes » des États membres de l’Union européenne comme organisations terroristes, en réponse à la décision de l’UE d’inscrire les Gardiens de la révolution sur sa liste des organisations terroristes.

Des manifestations étudiantes continuent également de secouer le pays, en mémoire des victimes des récentes protestations. Des rassemblements ont été signalés dans plusieurs universités, où les étudiants scandent des slogans contre le régime.

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