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Fins alternatives pour la durée d’attention moderne : NPR

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Une récente étude révèle un phénomène troublant dans les écoles de cinéma : de nombreux étudiants peinent à regarder des films en entier, préférant souvent les formats courts et rapides des plateformes numériques. Face à ce constat, un exercice d’écriture créative propose des fins alternatives, parfois décalées, pour des classiques du cinéma.

L’observation, rapportée dans l’hebdomadaire Monde de la bobine, met en lumière les conséquences d’une éducation numérique où l’attention est constamment sollicitée. Jordan Ruimy y souligne que « l’écosystème actuel est conçu pour détruire une attention soutenue. Leur demander de rester assis et de se concentrer sur un film de la Nouvelle Vague française de deux heures sans stimulation leur semble comme un marathon. »

Pour illustrer ce défi, l’exercice propose des réécritures surprenantes de fins de films emblématiques. Dans Le Parrain (1972), Michael Corleone abandonnerait le crime organisé pour transformer l’entreprise familiale en une boutique de tricot à Brattleboro, dans le Vermont, avec le slogan : « Faites-leur un pull qu’ils ne pourront pas refuser ! ». Casablanca (1942) se conclurait quant à elle par le départ solitaire de Victor Laszlo pour Lisbonne, laissant Rick et Ilsa se retrouver sur le tarmac, Ilsa déclarant à tous les deux : « Je n’ai besoin d’aucun de vous pour me valider. » Avant de commander au groupe du Rick’s Café : « Jouez ‘Roar’. Jouez-y ! »

L’imagination va plus loin : Dorothy, dans Le Magicien d’Oz (1939), se réveillerait simplement après avoir pris du sirop contre la toux, son médecin lui expliquant que ses visions étaient dues à un effet secondaire : « C’est juste une mauvaise réaction du sirop contre la toux que vous prenez. Lisez les petits caractères. ‘Peut provoquer de la somnolence, des nausées et des visions d’un bûcheron en fer-blanc, d’un épouvantail et d’un lion lâche.’ ». Les sept samouraïs, après avoir protégé un village japonais, décideraient d’installer un système de sécurité plutôt que de continuer à errer de village en village. Quant à E.T. (1982), il serait interpellé par les services d’immigration et de douanes et placé dans un centre de détention temporaire dans les Ozarks.

Enfin, la fin tragique de Titanic (1997) est revisitée : Rose, réalisant que leur poids combiné est trop important pour la porte flottante, pousse Jack dans l’eau en lui disant : « Désolé, mon pote. Vous êtes sur un billet de troisième classe. Allez faire un tour sur un maquereau ! »

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